02 novembre 2009

Chirac, Pasqua, Villepin, Sarkozy, à la poubelle !

CHIRAC, PASQUA, VILLEPIN, SARKOZY…

Et hop, tout ça à la poubelle !

Ces derniers jours auront été particulièrement chargés en déballage public : c’est le grand retour des « affaires » !

Il y a d’abord eu la farce Jean Sarkozy, que son père président voulait imposer à la présidence de l’Epad (gestion de La Défense) avant de devoir reculer devant le désaveu massif auquel il était confronté.

Puis est venue la conclusion du procès Clearstream, une affaire incompréhensible pour le commun des mortels, dont on retient seulement que Nicolas Sarkozy et de Villepin s’accusent mutuellement des pires manœuvres de bas étage (au passage, le rôle de cette structure financière plus que louche, utilisée par les grands groupes et les grandes fortunes françaises pour échapper à l’impôt, a été complètement passé sous la table).

C’est ensuite l’ancien ministre de l’Intérieur, Pasqua, l’homme de tous les coups tordus, celui qui se vantait de « terroriser les terroristes », l’ami et soutien de Chirac puis de Sarkozy, qui s’est retrouvé condamné à un an de prison ferme (et deux autres avec sursis) pour avoir empoché des commissions illégales sur des ventes d’armes à l’Angola ; et qui, en réaction, après avoir fait appel, a mis en cause l’ancien président de la République et deux anciens Premiers ministres de son camp, Juppé et Balladur !

Et pour finir, la cerise sur le gâteau : après 15 années de procédure, après avoir échappé à toutes les poursuites, et parce qu’une juge d’instruction a osé aller à l’encontre de l’avis du « parquet » c’est-à-dire du gouvernement, Chirac devra finalement répondre devant la justice pour le dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris, emblématique de ce qu’a été « le système RPR » avant que l’UMP et Sarkozy ne prennent le relais…

Quelles conclusions tirer de tous ces scandales ?

D’abord, que quelque chose est pourri dans les institutions. La Ve République, ce régime de « monarchie républicaine » dont Sarkozy a encore renforcé les aspects les plus antidémocratiques (par exemple en décidant de supprimer le juge d’instruction et donc le peu d’indépendance que conservait la justice), c’est le règne de l’opacité, des privilèges, des combines en tout genre. Il est plus que temps d’imposer des réformes démocratiques radicales, notamment d’en finir avec le pouvoir personnel de la présidence de la République, d’instaurer un contrôle populaire sur les élus et les membres du gouvernement, de décréter qu’un député ou un ministre n’a pas à vivre comme un privilégié et ne doit recevoir que le salaire moyen d’un travailleur.

Ensuite, cela révèle que la droite est désormais atteinte et discréditée par sa politique, en particulier sa gestion de la crise. Sarkozy et son gouvernement ne restent aujourd’hui « forts » que des faiblesses de la gauche, illustrées par la paralysie et les défections au Parti socialiste.

Alors oui, il faut en finir avec ce gouvernement et ce régime. Et pour cela, reconstruire une nouvelle gauche, une gauche de combat qui ne capitule pas, qui soit aussi fidèle aux intérêts des exploités que Sarkozy & Co le sont au service des possédants.

Le 2 novembre 2009

Téléchargez le tract

Tract 2-10-2009.pdf

26 octobre 2009

Nos emplois, pas leurs profits

Nos emplois,

pas leurs profits

Après les succès de la grève des postiers et du référendum contre la privatisation de La Poste, après les manifestations des employés de France Télécom contre la dégradation des conditions de travail qui ont poussé vingt-cinq d'entre eux au suicide ces derniers mois, les cheminots sont appelés à faire grève et manifester le 20 du mois pour leurs emplois et leurs salaires. À la même date, les lycéens descendront dans la rue pendant que les employés de Pôle emploi se battront, encore le même jour, contre la dégradation de leurs conditions de travail. Tous les salariés de l'industrie sont appelés à leur tour à une journée de lutte le 22 octobre.

Les licenciements massifs, 1 000 par jour, ont non seulement des conséquences dramatiques directes sur ceux qui sont jetés à la rue et leurs familles mais aussi, indirectes, sur la précarité de l'emploi de ceux qui en ont encore un, l'aggravation de leurs conditions de travail par l'augmentation de la productivité, la baisse des salaires dans le privé comme dans le public, le recul des conditions de vie de tous. C'est ainsi depuis des années et des années.

Des raisons encore plus nombreuses de se révolter tous ensemble

Mais avec la crise, une étape a été franchie. Ainsi les salaires sont au plus bas depuis trente ans, la santé au travail qui se dégrade jusqu'au suicide subit un recul historique, le délabrement et la remise en cause des services publics n'a jamais été aussi loin. Les attaques sur l'emploi utilisent et renforcent toutes les oppressions, divisions et discriminations entre chômeurs et salariés, actifs et retraités, hommes et femmes, Français et étrangers...

C'est ce que démontrent les manifestations qui ont été également organisées les 16 et 17 octobre, pour le niveau de vie des retraités qui s'effondre et pour les droits des femmes qui restent bafoués et, dans certains cas, sont remis en cause.

Avec les licenciements et le chômage de masse, c'est toute la société qui est en train de reculer. Tout le monde comprend bien que nous ne trouverons pas de réponse à cette crise et à ces attaques globales entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie, pas plus qu'il n'y a de solution « industrielle » capitaliste à la crise du capitalisme. La seule solution est de contester le pouvoir des actionnaires sur l'économie, l'industrie et les banques, qui ruine toute la société.

Face à une crise globale, une réponse globale

C'est pourquoi le NPA engage une campagne « Nos emplois, pas leurs profits » pour l’interdiction des licenciements en prenant sur les profits, pour garantir à chacun un minimum net de 1 500 euros par mois, pour travailler toutes et tous moins et mieux, pour faire du droit de chacune et chacun à vivre correctement de son travail une question centrale, un choix de société. Cette campagne est indissociable de la construction et du développement des mobilisations en cours, de leur coordination pour aller vers un vaste mouvement d'ensemble qui sera seul à même de changer la donne au profit des classes populaires.

Le 20 octobre 2009

13 octobre 2009

Budget, privatisation de La Poste : Basta !

BUDGET, PRIVATISATION DE LA POSTE :

BASTA !

Christine Lagarde et Eric Woerth ont présenté leur budget : un budget injuste socialement, reflet des choix politiques en faveur des patrons et des plus privilégiés, avec le maintien du bouclier fiscal et la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises. Cette suppression entraînera un manque à gagner de 12 milliards d'euros, alors que ces mêmes entreprises continuent à bénéficier de cadeaux colossaux : 70 milliards d'euros d'aides de l'État dont 30 d'exonérations de cotisations sociales. Dans le même temps, l'impôt sur les sociétés continue sa dégringolade et la TVA, l'impôt le plus injuste puisqu'il frappe indistinctement tous les consommateurs quels que soient leurs revenus, représente plus de 50 % des recettes fiscales.

Suppressions de postes, montée du chômage, taxe carbone...

Ce budget sanctionne la poursuite et l'accélération des suppressions d'emplois dans la fonction publique, en particulier dans l'Éducation nationale, 16 000 postes de fonctionnaires sur les 33 754 qui disparaissent. Pas de doute, le gouvernement est en fait le premier destructeur d'emplois. De surcroît il attend au bas mot 190 000 nouvelles suppressions d'emplois dans le privé pour 2010, donc autant de rentrées en moins pour la Sécurité sociale.

Avec la mise en place de la taxe carbone, c'est une ponction fiscale supplémentaire supportée avant tout par les ménages, avec des compensations insuffisantes par rapport aux prélèvements effectués, alors que les entreprises seront exonérées ou plus faiblement imposées.

Une fois de plus le budget concocté est un budget de classe aux conséquences désastreuses pour une majorité de la population.

La Poste : un exemple à suivre

La « votation citoyenne » du 3 octobre a montré qu'il était possible de se mobiliser contre la politique de casse de Sarkozy. Plus de 2 millions de personnes ont voté contre la privatisation de La Poste grâce aux très nombreuses initiatives de collectifs unitaires, regroupant des dizaines d'organisations politiques, syndicales et associatives. Malgré la hargne rageuse de Frédéric Lefèvre, porte-parole de l'UMP et qui parle de « vaste manipulation ...voulant faire croire à une privatisation de La Poste », les usagers ne sont pas dupes et se sont rendus massivement aux urnes, dans les mairies, sur les marchés, dans les entreprises.

Il faut désormais transformer ce succès en réussite et exiger du pouvoir l'organisation d'un référendum, soutenir les luttes des postiers et poursuivre la mobilisation unitaire avec la perspective de préparer une grande manifestation nationale à Paris rassemblant salariés et usagers pour obtenir le retrait du projet de la privatisation de La Poste.

Tous ensemble,

on peut infliger une défaite à Sarkozy.

Lundi 5 octobre 2009

29 septembre 2009

Mourir pour le profit capitaliste à France Télécom

FRANCE TÉLÉCOM

MORTS POUR LE PROFIT CAPITALISTE !

En 18 mois, 23 salariés de France Télécom se sont suicidés. Mais dans une conférence de presse, le PDG de l'entreprise a déclaré cyniquement qu'il n'y voyait qu'une « mode ».

Il ne pouvait pas mieux montrer l'arrogance et le mépris des possédants à l'égard des travailleurs et comment ils rabaissent ceux qui travaillent. Selon lui, ces salariés qui craquent seraient des individus fragiles qui ont des problèmes personnels et ne savent pas s'adapter aux évolutions technologiques. Le rédacteur en chef de « l'Express » en rajoute dans l'odieux en expliquant que ce serait des fonctionnaires planqués qui ne s'habituent pas aux conditions de travail du privé.
Mais les suicides de travailleurs chez Peugeot ou Renault ont frappé aussi l'industrie et le privé...

Le profit et la privatisation

TUENT

Depuis 1997, date où le gouvernement de gauche de Jospin a procédé à la première ouverture au capital de France Télécom, ses effectifs sont passés de 145 000 à 80 000 sur la maison-mère. Voilà la source des souffrances au travail. Le but de la privatisation, c'est de faire passer les prodigieux bénéfices des télécommunications dans les poches des capitalistes.

Cela signifie réduire les coûts, et ce qui coûte, ce ne sont pas les dividendes versés aux actionnaires qui n'ont pas cessé d'augmenter, mais le personnel. La concurrence effrénée entre opérateurs téléphoniques, les restructurations incessantes, la mobilité forcée et le chantage à l'emploi qui les accompagnent sont à la base d'une gestion par le stress qui aggrave la charge de travail, déstabilise et dévalorise, dans le but de faire craquer ces salariés qui ont une culture de service public et de les amener à quitter « volontairement » l'entreprise. C'est pourquoi, pour faire face aux suicides, la direction de France Télécom a prévu des psychologues mais a exclu tout arrêt des restructurations.

C'est toute la société capitaliste qui est malade !

Beaucoup de salariés de bien des entreprises se reconnaissent dans ces agents qui ne dorment plus, tombent en dépression, se bourrent d'anxyolitiques et dont la détresse a été pour une fois médiatisée. Ce n'est pas que chez France Télécom que la soif de profits des capitalistes broie les vies. C'est plus d'une personne par jour qui se suicide au travail et plus de 60 % des salariés qui trouvent leur travail stressant, et cela, avant la vague de licenciements amenée par la crise... Et puis, ce ne sont pas que  les salariés, mais aussi les petits paysans qui sont victimes des profiteurs : quatre producteurs de lait par exemple se sont donné la mort parce que la grande distribution les étrangle. 

Alors, pour ne pas se bourrer de médicaments il faut mettre la pilule à nos exploiteurs. Comme l'a montré le succès de la manifestation des ouvriers de l'automobile du 17 septembre devant la Bourse de Paris, il est possible et nécessaire de s'y mettre tous ensemble afin de préserver notre avenir et notre santé et d’en finir avec la loi des actionnaires et du profit.

Le 21 septembre 2009

Taxe carbone

TAXE CARBONE

ELLE N'EST BONNE NI POUR LE CLIMAT,

NI POUR LES PLUS PAUVRES !

La taxe carbone est une arnaque de plus, un nouveau coût à payer par la population qui ne permettra pas d'amorcer une véritable réduction des émissions de CO2 pourtant urgente face au réchauffement climatique.
Elle est présentée comme une mesure de bon sens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique : intégrer dans le prix des produits, le coût lié à la quantité de carbone nécessaire à leur production. Plus un produit aura nécessité de pétrole ou de charbon pour sa production et son transport, plus il sera taxé, donc moins il devrait être consommé.
Mais, en réalité, il s’agit de faire payer aux consommateurs – donc à la population… – les conséquences du gaspillage des ressources naturelles.
Ce sont bien les patrons qui organisent la production, qui multiplient les transports routiers pour mettre les salariés en concurrence et augmenter les profits. Et c’est le gouvernement qui détruit le fret pour le transport des marchandises par le rail…
Alors que le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises – suppression de la taxe professionnelle, exonération des heures supplémentaires, etc.-– la taxe carbone est une nouvelle façon de faire payer aux salariés la facture de son irresponsabilité, tout en préservant les profits des plus gros pollueurs.
En effet, le choix d'exonérer l'électricité (produite par l'industrie nucléaire réputée à tort ne pas produire de gaz à effet de serre), l'exonération de certaines entreprises disposant de quotas gratuits sur le marché des droits à polluer européen, ainsi que le prix  volontairement bas de la tonne de CO2 permettront aux entreprises de conserver leurs modes de production polluante.

Sarkozy détourne l’urgence climatique pour compenser les ressources fiscales manquantes à cause des cadeaux faits aux plus riches et aux patrons avec le paquet fiscal et la suppression de la taxe professionnelle.
Le système capitaliste fondé sur le « produire toujours plus pour profiter toujours plus » ne peut pas résoudre cette crise climatique.


Changer le monde, pas le climat !

Le NPA défend un plan d’urgence

social et écologique :

La réquisition des grandes entreprises de l’énergie (comme Total, Suez, Edf, Gdf) pour créer un service public de l’énergie et mettre en œuvre un plan d’économie énergétique, le développement des énergies renouvelables et la sortie du nucléaire.
La tarification progressive sur l’eau et l’énergie : les gros consommateurs, gaspilleurs et pollueurs payant plus pour financer la gratuité pour les besoins vitaux de l’immense majorité.
Des transports collectifs pour les déplacements quotidiens, gratuits, confortables et accessibles
Un service public du logement pour des logements en nombre, confortables et correctement isolés donc économes en énergie…

Le 14 septembre 2009

11 septembre 2009

Construisons la rentrée des luttes !

C'est la reprise... des profits

Construisons la rentrée des luttes !

Au lendemain de quelques semaines de vacances, durant lesquelles bon nombre n'ont pas quitté leur cité, beaucoup de salariés sont rentrés la peur au ventre devant la valse des licenciements et des  fermetures d'entreprises qui continuent et frappent toutes les régions.

Reprise des profits

Qu'on est loin des préoccupations de la majorité de la population quand les médias serinent que la reprise est là. La Bourse remonte, les profits des grandes entreprises ne connaissent pas la récession, les dividendes distribués aux actionnaires progressent et on voit refleurir les bonus mirobolants pour les traders des banques : 21 milliards d'euros de profits au premier semestre pour 28 grandes entreprises, 60 milliards pourraient être atteint par les 40 premières en 2009, 500 années de salaire moyen pour chacun des 5 meilleurs traders...

Les patrons fêtent leurs succès à l'université d'été du Medef et y préparent leurs prochaines attaques comme Michel Pébereau, le patron de la BNP, qui a reçu 5 milliards de l'État, en a donné un à ses traders, fait 3,6 milliards de bénéfices et proclame que “la crise est une période bénie pour les entreprises” ou encore Guillaume Sarkozy – le frère – qui déclare que pour financer les retraites, il faudra que “les vieux travaillent”, ce que Laurence Parisot confirme en exigeant pour 2010 un nouveau report de l'âge de départ.

Reprise du chômage

Cette reprise des profits, c'est le sang et les larmes des travailleurs qu'on licencie ou qu'on épuise et brise au travail comme ces 22 salariés de France Télécom qui se sont suicidés depuis février 2008. Six cents mille chômeurs de plus sont prévus pour 2009, 1,5 million au chômage partiel, 60 000 PME menacées de fermeture et de l'autre côté, des cadences infernales, le travail du samedi banalisé, le travail du dimanche autorisé, des salaires bloqués et une majorité de jeunes salariés condamnés à la précarité et au chômage avec un taux de 23,9 % pour les 15-24 ans, en progression de 5,2 % sur un an.

Qu’on est loin également, dans les entreprises et les quartiers, de l'UMP qui n'a d'autre souci que de remplacer la taxe professionnelle payée par les patrons par une taxe carbone payée par tous, mais aussi du PS et du Modem qui en cette rentrée affichent comme seule préoccupation les présidentielles de 2012 !

Rentrée des luttes

Alors, faisons notre rentrée en nous saisissant de l'appel des fédérations CGT chimie et métallurgie à manifester le 17 septembre. Donnons à cette journée plus de force à l'exemple des ouvriers des entreprises en lutte les plus emblématiques, de Continental à Goodyear, qui y appellent également, pour aller vers une coordination des mobilisations et faire de la rue l'université d'été pour l'unité de tous ceux qui ne veulent pas payer la crise.

Le 7 septembre 2009

03 septembre 2009

La lutte des classes n'a pas pris de vacances !

La lutte des classes

n’a pas pris de vacances !

Malheureusement, c’est du côté des patrons et du gouvernement que l’activité a été la plus intense. De Molex à Chaffoteaux, les annonces de licenciements et de fermetures d’entreprises ont redoublé. Malgré les déclarations sur la « reprise », la crise économique n’est pas finie et, surtout, les patrons n’ont pas fini de la faire payer aux salariés tout en continuant à s'en mettre plein les poches comme l'ont montré les milliards promis aux traders de la BNP. Après les intérimaires et les précaires, premières victimes des suppressions d’emploi, ce sont tous les salariés qui sont en danger.

La répression non plus n’a pas fait de pause avec les licenciements de grévistes d’EDF-GDF ou l’intervention des CRS pour évacuer 3 salariés à l’usine Legré-Mante à Marseille. Dans les quartiers populaires, le harcèlement policier s’ajoute aux ravages de la précarité et du chômage.

Le gouvernement a poursuivi ses attaques contre les droits des salariés. Alors que les services publics, de La Poste aux hôpitaux en passant par l’Éducation nationale, sont détruits par la privatisation et les suppressions d’emplois, la loi de mobilité dans la fonction publique menace directement les fonctionnaires de licenciement et permet le recours à l’intérim. La loi autorisant le travail du dimanche dégrade les conditions de vie et de travail.

Le cynisme de ce gouvernement n’a pas de limites

C’est au nom de l’égalité que le gouvernement veut réduire le niveau des retraites pour les femmes salariées. Alors que les retraitées sont nombreuses à finir leurs jours dans la misère, il s’en prend à une compensation accordée aux mères qui était déjà loin de combler les inégalités vécues par les femmes.

C’est au nom de l’écologie qu’il nous prépare, avec l’aide de l’ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, une taxe carbone aussi socialement injuste qu’écologiquement inefficace. Ce qu’il prend d’une main aux plus modestes qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour aller travailler ou de consommer de l’énergie pour chauffer leurs logements mal isolés, il le redistribuera aux patrons grâce à la suppression de la taxe professionnelle elle aussi à l’ordre du jour.

Heureusement, l’été a aussi été marqué par la résistance grâce aux salariés de Molex lockoutés par leur patron voyou, à la manifestation le 30 juillet à Châtellerault réunissant autour des New Fabris de nombreuses délégations solidaires, aux petits paysans et producteurs de fruits et de légumes…

Le mois de septembre débute par une provocation, la condamnation à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis contre six ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, poursuivis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril, alors qu’ils luttaient pour sauver leurs emplois.

Plus que jamais l’heure est à l’unité dans et pour les mobilisations, à la coordination des luttes pour donner à ce gouvernement la réponse qu’il mérite.

Le 1er septembre 2009

29 juin 2009

Avec la population et les travailleurs d'Iran

AVEC LA POPULATION

ET LES TRAVAILLEURS D’IRAN

Depuis le 13 juin, au lendemain de l’élection présidentielle truquée, des millions d’Iraniens descendent dans la rue aux cris de « À bas la dictature ». La répression féroce a déjà fait des dizaines si ce n’est des centaines de morts. Les jeunes, les femmes, les habitants des quartiers populaires qui forment le gros des manifestants sont maintenant rejoints par le mouvement syndical.

L’Union des travailleurs des autobus a déclaré sa solidarité, en affirmant : « tant que le principe de la liberté d’organisation et d’élection ne sera pas appliqué, tout discours sur la libération sociale et les droits des travailleurs ne sera qu’une farce. » Les ouvriers d’Iran Khodro, premier constructeur automobile du pays (60 000 salariés), ont engagé un mouvement de grève en ajoutant aux revendications de la rue l’augmentation des salaires et le droit de grève.

Pour les libertés démocratiques et

les revendications du monde du travail

L’aspiration de la société à lever la chape de plomb étouffante du régime des mollahs et à en finir avec la répression quotidienne contre la jeunesse et les femmes qui luttent pour leurs droits se mêle de plus en plus aux revendications propres des travailleurs qui, en Iran aussi, refusent de faire les frais de la crise. L’idée de la grève générale se répand, les possédants et les profiteurs commencent à redouter le spectre d’une nouvelle révolution.

La démagogie criminelle d’Ahmadinejad et de son tuteur, le « guide suprême » Khamenei, qui prétendent représenter les « déshérités » en s’opposant à l’impérialisme des puissances occidentales, ne doit pas faire illusion. Mais Moussavi, le « réformateur », n’est pas beaucoup plus fréquentable. Il avait été le Premier ministre de la République islamique entre 1981 et 1989, à l’époque où des dizaines de milliers d’opposants, en particulier militants ouvriers et de gauche, des droits des femmes et des minorités nationales, avaient été massacrés dans les geôles du régime.

Face aux difficultés économiques croissantes, la corruption et le népotisme sont devenus de plus en plus insupportables, ce qui a exacerbé la concurrence entre les clans rivaux du régime, jusqu’à ouvrir une crise au sommet de l’État. Les travailleurs et le peuple se sont engouffrés dans la brèche. Et même une élection non démocratique a alors échappé à tout contrôle.

Leur lutte est la nôtre !

C’est aux femmes, aux travailleurs et à la jeunesse, à tous les manifestants qui défient la répression en n’hésitant pas à risquer leurs vies, que va tout notre soutien.

Le 26 juin, dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les ouvriers d’Iran, les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, UNSA, Solidaires) participeront à un rassemblement devant l’ambassade iranienne à Paris (12 h 30), pour exiger notamment la libération des travailleurs emprisonnés pour avoir manifesté le 1er Mai à Téhéran.

Le NPA, qui soutient naturellement ce rassemblement, appelle à développer dans les entreprises, villes et quartiers le maximum d’initiatives en solidarité avec la lutte du peuple iranien, pour le renversement de la dictature, pour la liberté et les droits des travailleurs.

Le 22 juin 2009

Taxe carbone...

TAXE CARBONE :

INEFFICACE POUR LE CLIMAT,

SURTAXE POUR LES PLUS PAUVRES !

Aussitôt les élections passées, le gouvernement utilise les préoccupations écologiques pour préparer une nouvelle attaque antisociale. Il annonce la création d’une « contribution climat énergie » ou « taxe carbone » et organise les 2 et 3 juillet une « conférence de consensus » pour définir cette taxe applicable en 2011.

La taxe carbone est présentée comme une mesure de bon sens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en intégrant dans le prix des produits, le coût lié à la quantité de carbone nécessaire à leur production. Ainsi plus un produit aurait besoin de pétrole, de charbon pour sa production et son transport, plus il sera taxé, et donc moins consommé.
En réalité, il s’agit de faire payer aux consommateurs, donc à la population les conséquences d’un système de production et de transports basé sur l’exploitation et le gaspillage des ressources naturelles.
Qui organise la production et multiplie les transports routiers pour mettre les salariés en concurrence et augmenter les profits ? Qui détruit le fret pour le transport des marchandises ?
Le projet parle de taxer aussi les entreprises, mais promet de baisser les cotisations patronales en compensation. Les travailleurs seront doublement touchés : par l’augmentation des prix et par une nouvelle attaque contre la protection sociale !
En Suède, les ménages contribuent 2,5 fois plus que les industries, et chaque augmentation de la taxe est compensée par une baisse des cotisations.
Le gouvernement français détourne l’urgence climatique pour faire financer par les couches populaires les cadeaux faits aux plus riches et aux patrons avec le paquet fiscal et la baisse de la taxe professionnelle.

Pour empêcher la crise climatique, sortir du capitalisme

L’Union européenne a fixé des objectifs de réduction de gaz à effet de serre tellement bas qu’ils ne pourront éviter les prochaines catastrophes : des centaines de millions d'habitants seront victimes de la sécheresse, autant seront déplacés à cause de la hausse du niveau de la mer…
Sarkozy prétend sauver le climat en « développant les énergies durables sans abandonner le nucléaire ni la course effrénée au productivisme ». C’est un mensonge de plus !
Le système capitaliste fondé sur le « produire toujours plus pour profiter toujours plus » ne peut pas résoudre cette crise climatique, il l'aggrave au contraire.

Le NPA défend un plan d’urgence social et écologique

Pour changer de cap, de l'argent il y en a, taxons les pollueurs et investissons dans les énergies renouvelables avec l'argent destiné au nucléaire : 6 milliards pour l'EPR, 10 milliards pour l'ITER !
Pour faire face à la crise écologique réquisitionnons les grandes entreprises de l’énergie comme Total, Suez, Edf, Gdf afin de créer un service public de l’énergie et la mise en œuvre d'un plan d’économie énergétique, développons les énergies renouvelables et sortons du nucléaire, développons des transports collectifs gratuits et mettons en place un service public du logement pour des logements en nombre, confortables et économes en énergie…

Le 15 juin 2009

12 juin 2009

Après les élections, continuer à se battre !

APRES LES ÉLECTIONS,

CONTINUER À SE BATTRE !

Depuis le résultat des urnes du 7 juin dernier, Sarkozy affiche une certaine autosatisfaction au vu des résultats obtenus par ses listes. Pourtant seulement un électeur sur dix s'est exprimé en faveur de l'UMP ! Mais cela suffira à la droite pour justifier les attaques à venir. Déjà sur plusieurs terrains les contre-réformes se préparent : voilà notamment le retour de la « réforme » des lycées, celle sur les collectivités et la question du travail du dimanche et peut être une écotaxe qui ferait payer, entre autres, les ménages ! La vague des licenciements continue, le chômage s’accroît. Le gouvernement le reconnaît lui-même, le pire est devant nous.

Le 13 juin et après ?

C'est dans ce contexte post-électoral qu’intervient la mobilisation du 13 juin.
Dernière d'une série de journées programmées sur six mois, le 13 juin ne répond pas aux enjeux ni aux aspirations des salariés qui s'étaient exprimées lors des journées de grève et de manifestations précédentes. Appeler massivement les salariés, les chômeurs et le retraités, comme le font les directions syndicales, à participer à la manifestation de samedi sans appeler à la grève et sans aucune perspective à court terme, ne peut pas permettre de franchir un pas dans la mobilisation.
Alors que la colère, le ras-le-bol se sont aussi exprimés par l'abstention record dans les classes populaires, les jeunes et les salariés, il est primordial d'offrir échéances et démarches pour construire des luttes d'ensemble.
Aujourd'hui il est plus que temps d'assumer la nécessité d'un affrontement global avec le pouvoir et le patronat, pour exiger les mesures d'urgence sociales qui s'imposent comme l'interdiction des licenciements, l'augmentation de tous les salaires, minima sociaux et retraites, le refus de la casse des services publics.
Si la gauche politique et syndicale ne travaille pas de concert, nous n'en finirons pas de payer leur crise !

Construire enfin le « Tous Ensemble »

Pendant les élections des luttes se sont poursuivies : dans les universités, les hôpitaux, à EDF, des mobilisations fortes se sont exprimées. Mais encore une fois ces luttes sont isolées, éparpillées et manquent de perspective d’ensemble. Pour qu'elles soient victorieuses, un mouvement prolongé de grèves et de manifestations s'impose. Comme il est primordial d'aider à l'organisation d’une marche contre les licenciements. Il y a, à l'heure actuelle, la place pour ce type d'initiative. Pour cela les cadres unitaires réunissant les collectifs militants, les équipes syndicales sont essentiels.
Le NPA, durant la campagne des élections européennes, n'a eu de cesse de rappeler sa volonté politique : travailler, avec d'autres, à la convergence des luttes. Après les élections, ses militants sont prêts à poursuivre cette tâche, pour construire la riposte d'ensemble nécessaire.

Le 11 juin 2009

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