12 mars 2009

Face aux licenciements, convergences et unité dans les luttes 

FACE AUX LICENCIEMENTS,
CONVERGENCES
ET UNITÉ
DANS LES LUTTES

La violence contre les travailleuses et les travailleurs, c’est le lot quotidien de celles et ceux, qui sur leurs lieux de travail, dans les luttes, refusent de se plier à cette politique de liquidation des emplois, résistent sur les sites des grands groupes, dans les entreprises, se réapproprient la possibilité, la nécessité d’une dynamique unitaire.
La Nièvre et son bassin d’emplois n’échappent pas aux vagues de licenciements, aux mesures de plus en plus drastiques prises par le gouvernement contre ceux qui n’ont que leur détermination pour se faire entendre. Valeo, Henkel, Ulgitech, Anvis, Faurecia, Aubert et Duval, ATB Selni, la liste est longue et non exhaustive.
Par milliers, des femmes et des hommes sont confrontés à cette politique de casse sociale du gouvernement et du Medef. Et pourtant l’argent est là, et pourtant les bénéfices sont croissants. Mais nous savons comment les profits sont redistribués et comment ils constituent la manne des actionnaires et décideurs, du patronat.
Pour Valeo, ce sont 106 millions d’euros qui ont été versés aux actionnaires pour l’exercice 2008, c’est aussi l’État, deuxième actionnaire du groupe avec 8,37 % de parts, qui se comporte comme n’importe quel actionnaire. Mais Valeo n’est pas un cas isolé, cette situation en illustre bien d’autres et bien au-delà de nos frontières : ici chômage partiel, là fermeture de sites (Henkel, fin mars 2009), ailleurs obligation de prendre des RTT pour soi disant pallier le ralentissement de la production, en attendant des jours meilleurs disent le gouvernement et le Medef. En attendant son inscription au « pôle emploi » du coin, doivent comprendre les salarié(e)s.

Les travailleuses et les travailleurs ne céderont pas !

La journée du 29 janvier fut une réussite, la démonstration qu’une dynamique d’ensemble était possible, mais celle-ci n’aurait pu voir le jour sans la pugnacité des travailleuses, des travailleurs, de la jeunesse et d’une grande partie de la population, sans la convergence entre le  secteur public et le privé, sans la coordination de ceux qui luttent sur leurs lieux de travail, sans la prise de conscience générale, que seul, un mouvement de masse peut favoriser l’émergence d’une offensive contre les diktats du capitalisme.
Le 19 mars, l’appel unitaire des syndicats doit être l’occasion de réitérer ce mouvement d’ensemble dont nous avons besoin, c’est dans l’unité que nous pouvons reconduire la grève, une grève générale illimitée.
Dès aujourd’hui, avec celles et ceux de Valeo, Henkel, Fulmen…, entrons dans une nouvelle phase de luttes, pour le respect de nos droits, pour que ceux, qui bâtissent leurs fortunes sur le dos de celles et ceux qui travaillent, paient enfin ; pour que les producteurs décident et exercent le pouvoir qui leur revient, celui de s’auto-organiser. Menons ce combat à l’instar de nos camarades de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion qui aujourd’hui tiennent la rue.

Imposons la force de notre détermination !

C’est par la force de notre détermination que nous imposerons nos exigences. Il faut une loi pour interdire les licenciements. Il faut imposer le contrôle des travailleuses, des travailleurs et de l’ensemble de la population sur la production par l’expropriation des patrons/actionnaires. Il faut que l’argent public serve à garantir l’emploi et les salaires. L’économie doit passer sous le contrôle public de la population organisée.

RENVERSER LE GOUVERNEMENT !

Non, ce n’est pas une utopie ! Aux Antilles, la population a montré que, par la grève générale, ce qui était « vendu » comme impensable est devenu une réalité. Il y a des batailles victorieuses, nous pouvons dès aujourd’hui, dans l’unité, impulser la dynamique de la transformation révolutionnaire de la société. Cela passe par la grève générale, par l’occupation de nos usines, de nos entreprises, par la critique de ce que d’aucuns fustigent comme rêve et utopie, en faisant la démonstration par le fait que la lutte pour une autre société, un autre monde de solidarité entre les travailleurs, entre les peuples, est possible.

Le 13 mars 2009

DÈS MAINTENANT
AVEC TOUTES ET TOUS,
LE 19 MARS 2009
D'UNE SEULE VOIX, D'UN SEUL POING,
TOUS ENSEMBLE

DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE ILLIMITÉE !

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27 janvier 2009

Le 29 janvier, la peur doit changer de camp !

29 JANVIER :
LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP !

Une convergence qui donne force

Le succès du 29 janvier donnera force à toutes les colères silencieuses qui mûrissent depuis des mois : les luttes contre les licenciements, le chômage partiel et les baisses de salaire ou les suppressions de postes dans les services publics, les luttes contre la privatisation de La Poste, la dégradation du travail et du service à la SNCF comme dans les hôpitaux, les luttes des enseignants, lycéens et parents en défense de l’école publique, celles de la jeunesse contre l’avenir que lui prépare ce gouvernement, celles des employés du commerce contre le travail le dimanche, des sans-papiers, des précaires, des sans-travail, de ceux qui défendent le droit au logement, de tous ceux et celles qui souffrent et se battent contre la politique du gouvernement Sarkozy.

Refusons de payer leur crise et

commençons à reprendre notre dû et nos droits

Les patrons profitent de la crise pour précariser et licencier.
Il faut interdire les licenciements sous peine d’expropriation des licencieurs avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs.
Ils reçoivent des milliards et licencient. L'État fait pareil dans la fonction publique. Ces milliards doivent financer un million d'emplois tout de suite dans les services publics. Exigeons le CDI à temps complet comme unique contrat de travail et les embauches au statut dans la fonction publique, la réduction du temps de travail, sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes jusqu'à résorption du chômage.
Les profits doivent financer une augmentation immédiate de 300 euros net et un minimum de 1 500 euros net pour tous les salariés, retraités ou privés d’emploi, l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, le paiement à 100 % pour les travailleurs touchés par le chômage partiel.
Ils détruisent et ruinent notre protection sociale. Exigeons la retraite pleine à 60 ans et 55 pour les métiers pénibles (37,5 annuités maxi dans le public comme dans le privé), les soins et médicaments remboursés à 100 %.
La crise du capitalisme montre que nous devons prendre en main l'économie. Il faut nationaliser d’urgence les banques sans indemnités ni rachat pour construire un service public bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population. Exigeons la fin de toutes les privatisations, à commencer par La Poste et les hôpitaux, exigeons la création de services publics de l'eau, du logement, des médicaments et le retour sous contrôle public de l'énergie (EdF/GdF) avec nationalisation des entreprises privées de l’énergie (Areva, Total…)

Une convergence qui doit annoncer de nouvelles étapes

Le 29 janvier doit être une première étape  pour convaincre ceux qui hésitent encore qu'il est possible de faire payer leur crise aux capitalistes. Pour que cette journée fasse changer la peur de camp, ce doit être un point de départ de rencontres, discussions et organisation pour préparer la suite : une véritable grève générale, tous unis autour d'un programme pour les luttes d'ensemble. La prochaine étape peut être une marche sur Paris, une manifestation nationale. Déjà en Guadeloupe, une grève générale unitaire paralyse l’île…

Le 29 janvier 2009

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