08 décembre 2009
C'est le système qu'il faut changer, pas le climat !
C’est le système qu’il faut changer,
pas le climat !
Toutes les informations scientifiques confirment la réalité du réchauffement climatique. Les conséquences ne font aucun doute : montée du niveau des mers, multiplication des catastrophes climatiques, bouleversement de la production agricole. Et ce sont les populations les plus pauvres qui en sont les premières victimes.
Une affaire trop sérieuse pour les politiciens qui nous gouvernent
Le sommet de Copenhague s’annonce mal. Pour Obama, nouveau Prix Nobel de la Paix, il est plus facile d’envoyer des troupes en Afghanistan que d’engager les Étas-Unis dans la lutte contre le réchauffement. L’Union européenne veut étendre au monde entier son « marché du carbone » qui lui permet de subventionner les multinationales européennes. Et Sarkozy se dépense sans compter pour vendre les centrales nucléaires d’Areva, n’hésitant pas à répandre la menace nucléaire à travers le monde.
Les solutions existent
L’urgence, c’est une diminution radicale des rejets de gaz à effet de serre. Pour atteindre cet objectif, il faut opérer des changements décisifs dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’agriculture et de l’habitat. Les pays les mieux placés pour initier ces changements sont les pays les plus anciennement industrialisés, qui disposent des technologies et des capitaux. Ils ont provoqué cette crise mondiale par le pillage des ressources naturelles qu’ils pratiquent depuis deux siècles. Maintenant le monde attend de l’Union européenne, des États-Unis, du Canada, de l’Australie et du Japon qu’ils s’engagent à réduire leurs rejets suffisamment pour maintenir la hausse moyenne des températures au-dessous de 2°. Au-delà de 2°, le dérèglement climatique s’emballerait.
Mais il n’y a pas de solution dans le cadre du capitalisme
Entre 1990 et 2006, les rejets de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 33 % dans le monde. Pour les gouvernements et pour les institutions internationales, les priorités restent les mêmes : les profits des grands groupes, la liberté des mouvements de capitaux, la marchandisation des biens et des services… Bref, la poursuite de la mondialisation capitaliste ! Les politiques qu’ils mettent en œuvre sont injustes et dangereuses : extension du marché des droits à polluer, agrocarburants à la place des cultures alimentaires, relance du nucléaire, destruction de la petite paysannerie, explosion du chômage, de la précarité et de la misère. La course au profit de quelques-uns fait le malheur de tous.
Le problème, c’est le capitalisme !
Ce système qui laisse plus d’un milliard d’êtres humains affamés, qui repose sur l’injustice, la répression et des guerres sans fin, ne peut être repeint en vert.
Au-delà du sommet de Copenhague, nous devons construire un grand mouvement social et populaire pour la justice sociale et l'urgence climatique, qui pose la question de la sortie du capitalisme. Pour défendre nos conditions de vie et nos emplois, pour défendre l’avenir de l’humanité, nous ne pouvons compter que sur nos luttes.
Le 7 décembre 2009
Le 5 décembre 2009 : tous ensemble dans la rue contre la grippe précaire
Le 5 décembre 2009 :
tous dans la rue
contre la Grippe Précaire !
Depuis quelques semaines, dans de nombreuses villes de France (Paris, Alençon, Angoulême, Lyon, Lisieux, Digne, etc.), les militants du NPA et les associations de chômeurs empêchent la propagation de la plus pernicieuse des pandémies : la Grippe P, ou Grippe Précaire. Armés de masques sanitaires, de combinaisons blanches, de rouleaux de scotch de sécurité et de produits nettoyants, ils envahissent les Pôle Emploi, les CAF, McDonald’s, et procèdent à une sécurisation des lieux, des personnes et du matériel.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une mobilisation générale contre le chômage et la précarité : opérations de déblocages de dossiers chez Pôle Emploi, occupations de mairies et de lieux symboliques, réquisitions populaires de richesses, marches itinérantes avec escales dans toutes les boîtes en luttes et dans tous les centres névralgiques de la précarité…
Toujours plus de chômeurs
Les derniers chiffres du chômage annoncent une explosion du nombre de victimes de la Grippe Précaire, avec 56 000 chômeurs supplémentaires pour le mois d’octobre 2009, ce qui porte le nombre officiel de demandeurs d’emplois à 2,5 millions, sans compter les 3,8 millions de travailleurs en activité réduite !
Derrière ces données officielles, la réalité est encore plus inquiétante. Les victimes de la Grippe Précaire, ce sont aussi tous les chômeurs désinscrits du Pôle Emploi, tous les temps partiels imposés, tous les stagiaires, les intérimaires, les travailleurs en CDD redoutant en permanence le non-renouvellement de leurs contrats. Le virus de la précarité s’est aussi propagé aux salariés en CDI, autrefois « stables », aujourd’hui « jetables », avec la menace toujours croissante des licenciements. Nous sommes chaque jour de plus en plus nombreux à devoir payer la crise, à servir de variable d’ajustement pour les profits d’une minorité de puissants.
Contre l’épidémie de précarité, nous n’attendons pas que tombe du ciel un hypothétique vaccin : le remède est politique, collectif, et c’est en sortant de ce système capitaliste que nous éradiquerons la contagion.
Nous exigeons :
– un revenu minimum de 1 500€ net ;
– une véritable réduction du temps de travail permettant à tous de travailler moins et de vivre mieux ;
– la suppression de l’offre raisonnable d’emploi (ORE), du 3949, et de tous les systèmes de flicage et de culpabilisation des chômeurs ;
– l’interdiction du RSA et de toutes les formes de sous salariat ;
– l’interdiction des licenciements.
Bloquons cette machine infernale, amplifions la mobilisation en cours, rendons-nous visibles, occupons les Pôle Emploi, organisons partout des actions contre la Grippe Précaire !
Et surtout, chômeurs, précaires, salariés, soyons nombreux dans les rues le 5 décembre pour les manifestations contre le chômage et les précarités (à Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Marseille, etc.)
Lundi 30 novembre
00:08 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste (npa), nouveau parti anticapitaliste nièvre, contre la grippe précaire
07 décembre 2009
Le 24 novembre, toutes et tous dans la rue !
LE 24 NOVEMBRE
TOUS ET TOUTES DANS LA RUE !
Nous savons tous que nous devons faire front tous ensemble dans tous les secteurs et toutes les catégories.
Chaque semaine, des milliers d'entre nous sont licenciés ou subissent la précarité. Les conditions de travail régressent. Pour une majorité de la population, les salaires ne permettent pas de vivre décemment.
Les services publics qui se dégradent sont bradés au privé et la survie de la planète est menacée par la soif des profits. Dans l'Éducation nationale, 11 500 suppressions de postes ont eu lieu en 2009 et 16 000 sont programmés pour 2010, dans le cadre d’un « budget de rigueur ».
…Il n'y a aucune raison d'accepter cette injustice dans une société qui regorge de richesses mais les réserve aux plus riches, aux actionnaires, aux banquiers et aux patrons. Pour eux, la Bourse reprend son essor : les bonus, les dividendes et les profits s'envolent. Et les aides de l'État finissent dans leurs poches...
Pour ne pas payer la crise du capitalisme,
faisons front commun
Nous avons été plusieurs millions dans la rue ce printemps pour dire haut et fort que nous ne voulons pas payer la crise. Nous avons encore été deux millions d'usagers cet automne à refuser la privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne du 3 octobre. Et, tous les jours, nous sommes des milliers et des milliers à nous battre pour de multiples raisons.
Le 24 novembre, soyons nombreux à refuser la casse du service public d'Éducation. Ce jour-là, ce sont aussi les salariés de La Poste qui feront grève et descendront dans la rue. Le 28 novembre, les postiers et les usagers seront à nouveau appelés à manifester dans toute la France. Le 29 novembre, nous serons aux côtés des travailleurs sans papiers en lutte aujourd'hui pour obtenir leur régularisation et plus généralement celle de toutes et tous les sans-papiers. Et le 8 décembre, ce sont les cheminots qui descendront dans la rue pour exiger le maintien d'un véritable service public de transport.
La réussite de ces grèves et de ces manifestations pourrait être un tremplin vers une mobilisation d'ensemble pour riposter à la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat.
Le 17 novembre 2009
Sans papiers : interdit d'exploiter ! Liberté de circuler !
Sans papiers :
Interdit d’exploiter !
liberté de circuler !
On les appelle « sans-papiers », le gouvernement les traque et les traite de clandestins.
Ce sont des hommes et des femmes qui, fuyant la guerre ou la misère, ont quitté leur pays, leurs attaches, souvent au péril de leur vie.
Ce sont des travailleurs, constituant la main d’œuvre sans droits dont rêve le Medef. L’embauche de salarié-es sans papiers permet en effet de renforcer l’exploitation à tous les niveaux : conditions de travail et de salaire dégradées, absence de droits sociaux alors qu’ils paient des cotisations, menace permanente de licenciement pour défaut de papiers… Loin d’être rares, les salarié-es sans papiers sont massivement employés par de grosses entreprises privées et publiques. Par exemple, dans le gardiennage, sur 150 000 salariés, 15 000 n'ont pas de papiers.
On bosse ici, on vit ici, on reste ici !
La nouvelle vague de grève de travailleurs sans papiers, débutée le 12 octobre, fait éclater au grand jour les conditions de travail révoltantes imposées à des centaines de milliers d’hommes et de femmes. Elle met en évidence la manière dont le capitalisme utilise les pires formes de précarité pour un profit maximum.
Ces grèves démontrent que, y compris dans les conditions les plus difficiles, les plus précaires, il est possible de se battre ensemble. C’est même la seule solution ! Isolés, dispersés on ne peut rien, sinon subir. Ensemble, solidaires, il est possible d’exiger une solution pour toutes et tous. Les grévistes ne veulent plus de cas par cas, plus de démarches interminables. Ils exigent une circulaire ministérielle simplifiant les critères de régularisation.
Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés.
Seule une régularisation globale peut mettre fin à cette surexploitation. Pour cela, les travailleurs sans papiers ne pourront pas gagner seuls. Ils ont besoin du soutien le plus large. Ils ont besoin que nous fassions vivre le vieux slogan du mouvement ouvrier : « travailleurs français, travailleurs immigrés, mêmes patrons, même combat ! »
Le gouvernement fait de l’immigration « un problème » en fabriquant des boucs émissaires pour éviter de désigner les véritables responsables de la crise.
Cette vague de grève, comme le combat du Réseau Education Sans Frontière dans les écoles, doit permettre de construire une mobilisation unitaire la plus large possible contre cette politique raciste honteuse et indigne.
Le capitalisme, l’impérialisme, sont responsables de l’appauvrissement des pays d’où viennent les sans papiers et de la concurrence acharnée entre les travailleurs. Ce n’est pas aux immigré-es de payer la crise économique ou écologique qui les pousse à chercher ici du travail et de moins mauvaises conditions de vie. Ce n’est pas aux capitaux de circuler librement mais à tous les humains d’avoir le droit d’aller et venir en toute liberté.
Le 9 novembre 2009
23:22 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste (npa), nouveau parti anticapitaliste nièvre, sans-papiers
02 novembre 2009
Chirac, Pasqua, Villepin, Sarkozy, à la poubelle !
CHIRAC, PASQUA, VILLEPIN, SARKOZY…
Et hop, tout ça à la poubelle !
Ces derniers jours auront été particulièrement chargés en déballage public : c’est le grand retour des « affaires » !
Il y a d’abord eu la farce Jean Sarkozy, que son père président voulait imposer à la présidence de l’Epad (gestion de La Défense) avant de devoir reculer devant le désaveu massif auquel il était confronté.
Puis est venue la conclusion du procès Clearstream, une affaire incompréhensible pour le commun des mortels, dont on retient seulement que Nicolas Sarkozy et de Villepin s’accusent mutuellement des pires manœuvres de bas étage (au passage, le rôle de cette structure financière plus que louche, utilisée par les grands groupes et les grandes fortunes françaises pour échapper à l’impôt, a été complètement passé sous la table).
C’est ensuite l’ancien ministre de l’Intérieur, Pasqua, l’homme de tous les coups tordus, celui qui se vantait de « terroriser les terroristes », l’ami et soutien de Chirac puis de Sarkozy, qui s’est retrouvé condamné à un an de prison ferme (et deux autres avec sursis) pour avoir empoché des commissions illégales sur des ventes d’armes à l’Angola ; et qui, en réaction, après avoir fait appel, a mis en cause l’ancien président de la République et deux anciens Premiers ministres de son camp, Juppé et Balladur !
Et pour finir, la cerise sur le gâteau : après 15 années de procédure, après avoir échappé à toutes les poursuites, et parce qu’une juge d’instruction a osé aller à l’encontre de l’avis du « parquet » c’est-à-dire du gouvernement, Chirac devra finalement répondre devant la justice pour le dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris, emblématique de ce qu’a été « le système RPR » avant que l’UMP et Sarkozy ne prennent le relais…
Quelles conclusions tirer de tous ces scandales ?
D’abord, que quelque chose est pourri dans les institutions. La Ve République, ce régime de « monarchie républicaine » dont Sarkozy a encore renforcé les aspects les plus antidémocratiques (par exemple en décidant de supprimer le juge d’instruction et donc le peu d’indépendance que conservait la justice), c’est le règne de l’opacité, des privilèges, des combines en tout genre. Il est plus que temps d’imposer des réformes démocratiques radicales, notamment d’en finir avec le pouvoir personnel de la présidence de la République, d’instaurer un contrôle populaire sur les élus et les membres du gouvernement, de décréter qu’un député ou un ministre n’a pas à vivre comme un privilégié et ne doit recevoir que le salaire moyen d’un travailleur.
Ensuite, cela révèle que la droite est désormais atteinte et discréditée par sa politique, en particulier sa gestion de la crise. Sarkozy et son gouvernement ne restent aujourd’hui « forts » que des faiblesses de la gauche, illustrées par la paralysie et les défections au Parti socialiste.
Alors oui, il faut en finir avec ce gouvernement et ce régime. Et pour cela, reconstruire une nouvelle gauche, une gauche de combat qui ne capitule pas, qui soit aussi fidèle aux intérêts des exploités que Sarkozy & Co le sont au service des possédants.
Le 2 novembre 2009
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26 octobre 2009
Nos emplois, pas leurs profits
Nos emplois,
pas leurs profits
Après les succès de la grève des postiers et du référendum contre la privatisation de La Poste, après les manifestations des employés de France Télécom contre la dégradation des conditions de travail qui ont poussé vingt-cinq d'entre eux au suicide ces derniers mois, les cheminots sont appelés à faire grève et manifester le 20 du mois pour leurs emplois et leurs salaires. À la même date, les lycéens descendront dans la rue pendant que les employés de Pôle emploi se battront, encore le même jour, contre la dégradation de leurs conditions de travail. Tous les salariés de l'industrie sont appelés à leur tour à une journée de lutte le 22 octobre.
Les licenciements massifs, 1 000 par jour, ont non seulement des conséquences dramatiques directes sur ceux qui sont jetés à la rue et leurs familles mais aussi, indirectes, sur la précarité de l'emploi de ceux qui en ont encore un, l'aggravation de leurs conditions de travail par l'augmentation de la productivité, la baisse des salaires dans le privé comme dans le public, le recul des conditions de vie de tous. C'est ainsi depuis des années et des années.
Des raisons encore plus nombreuses de se révolter tous ensemble
Mais avec la crise, une étape a été franchie. Ainsi les salaires sont au plus bas depuis trente ans, la santé au travail qui se dégrade jusqu'au suicide subit un recul historique, le délabrement et la remise en cause des services publics n'a jamais été aussi loin. Les attaques sur l'emploi utilisent et renforcent toutes les oppressions, divisions et discriminations entre chômeurs et salariés, actifs et retraités, hommes et femmes, Français et étrangers...
C'est ce que démontrent les manifestations qui ont été également organisées les 16 et 17 octobre, pour le niveau de vie des retraités qui s'effondre et pour les droits des femmes qui restent bafoués et, dans certains cas, sont remis en cause.
Avec les licenciements et le chômage de masse, c'est toute la société qui est en train de reculer. Tout le monde comprend bien que nous ne trouverons pas de réponse à cette crise et à ces attaques globales entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie, pas plus qu'il n'y a de solution « industrielle » capitaliste à la crise du capitalisme. La seule solution est de contester le pouvoir des actionnaires sur l'économie, l'industrie et les banques, qui ruine toute la société.
Face à une crise globale, une réponse globale
C'est pourquoi le NPA engage une campagne « Nos emplois, pas leurs profits » pour l’interdiction des licenciements en prenant sur les profits, pour garantir à chacun un minimum net de 1 500 euros par mois, pour travailler toutes et tous moins et mieux, pour faire du droit de chacune et chacun à vivre correctement de son travail une question centrale, un choix de société. Cette campagne est indissociable de la construction et du développement des mobilisations en cours, de leur coordination pour aller vers un vaste mouvement d'ensemble qui sera seul à même de changer la donne au profit des classes populaires.
Le 20 octobre 2009
23:54 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste (npa), nouveau parti anticapitaliste nièvre, olivier besancenot
13 octobre 2009
Budget, privatisation de La Poste : Basta !
BUDGET, PRIVATISATION DE LA POSTE :
BASTA !
Christine Lagarde et Eric Woerth ont présenté leur budget : un budget injuste socialement, reflet des choix politiques en faveur des patrons et des plus privilégiés, avec le maintien du bouclier fiscal et la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises. Cette suppression entraînera un manque à gagner de 12 milliards d'euros, alors que ces mêmes entreprises continuent à bénéficier de cadeaux colossaux : 70 milliards d'euros d'aides de l'État dont 30 d'exonérations de cotisations sociales. Dans le même temps, l'impôt sur les sociétés continue sa dégringolade et la TVA, l'impôt le plus injuste puisqu'il frappe indistinctement tous les consommateurs quels que soient leurs revenus, représente plus de 50 % des recettes fiscales.
Suppressions de postes, montée du chômage, taxe carbone...
Ce budget sanctionne la poursuite et l'accélération des suppressions d'emplois dans la fonction publique, en particulier dans l'Éducation nationale, 16 000 postes de fonctionnaires sur les 33 754 qui disparaissent. Pas de doute, le gouvernement est en fait le premier destructeur d'emplois. De surcroît il attend au bas mot 190 000 nouvelles suppressions d'emplois dans le privé pour 2010, donc autant de rentrées en moins pour la Sécurité sociale.
Avec la mise en place de la taxe carbone, c'est une ponction fiscale supplémentaire supportée avant tout par les ménages, avec des compensations insuffisantes par rapport aux prélèvements effectués, alors que les entreprises seront exonérées ou plus faiblement imposées.
Une fois de plus le budget concocté est un budget de classe aux conséquences désastreuses pour une majorité de la population.
La Poste : un exemple à suivre
La « votation citoyenne » du 3 octobre a montré qu'il était possible de se mobiliser contre la politique de casse de Sarkozy. Plus de 2 millions de personnes ont voté contre la privatisation de La Poste grâce aux très nombreuses initiatives de collectifs unitaires, regroupant des dizaines d'organisations politiques, syndicales et associatives. Malgré la hargne rageuse de Frédéric Lefèvre, porte-parole de l'UMP et qui parle de « vaste manipulation ...voulant faire croire à une privatisation de La Poste », les usagers ne sont pas dupes et se sont rendus massivement aux urnes, dans les mairies, sur les marchés, dans les entreprises.
Il faut désormais transformer ce succès en réussite et exiger du pouvoir l'organisation d'un référendum, soutenir les luttes des postiers et poursuivre la mobilisation unitaire avec la perspective de préparer une grande manifestation nationale à Paris rassemblant salariés et usagers pour obtenir le retrait du projet de la privatisation de La Poste.
Tous ensemble,
on peut infliger une défaite à Sarkozy.
Lundi 5 octobre 2009
29 septembre 2009
Mourir pour le profit capitaliste à France Télécom
FRANCE TÉLÉCOM
MORTS POUR LE PROFIT CAPITALISTE !
En 18 mois, 23 salariés de France Télécom se sont suicidés. Mais dans une conférence de presse, le PDG de l'entreprise a déclaré cyniquement qu'il n'y voyait qu'une « mode ».
Il ne pouvait pas mieux montrer l'arrogance et le mépris des possédants à l'égard des travailleurs et comment ils rabaissent ceux qui travaillent. Selon lui, ces salariés qui craquent seraient des individus fragiles qui ont des problèmes personnels et ne savent pas s'adapter aux évolutions technologiques. Le rédacteur en chef de « l'Express » en rajoute dans l'odieux en expliquant que ce serait des fonctionnaires planqués qui ne s'habituent pas aux conditions de travail du privé.
Mais les suicides de travailleurs chez Peugeot ou Renault ont frappé aussi l'industrie et le privé...
Le profit et la privatisation
TUENT
Depuis 1997, date où le gouvernement de gauche de Jospin a procédé à la première ouverture au capital de France Télécom, ses effectifs sont passés de 145 000 à 80 000 sur la maison-mère. Voilà la source des souffrances au travail. Le but de la privatisation, c'est de faire passer les prodigieux bénéfices des télécommunications dans les poches des capitalistes.
Cela signifie réduire les coûts, et ce qui coûte, ce ne sont pas les dividendes versés aux actionnaires qui n'ont pas cessé d'augmenter, mais le personnel. La concurrence effrénée entre opérateurs téléphoniques, les restructurations incessantes, la mobilité forcée et le chantage à l'emploi qui les accompagnent sont à la base d'une gestion par le stress qui aggrave la charge de travail, déstabilise et dévalorise, dans le but de faire craquer ces salariés qui ont une culture de service public et de les amener à quitter « volontairement » l'entreprise. C'est pourquoi, pour faire face aux suicides, la direction de France Télécom a prévu des psychologues mais a exclu tout arrêt des restructurations.
C'est toute la société capitaliste qui est malade !
Beaucoup de salariés de bien des entreprises se reconnaissent dans ces agents qui ne dorment plus, tombent en dépression, se bourrent d'anxyolitiques et dont la détresse a été pour une fois médiatisée. Ce n'est pas que chez France Télécom que la soif de profits des capitalistes broie les vies. C'est plus d'une personne par jour qui se suicide au travail et plus de 60 % des salariés qui trouvent leur travail stressant, et cela, avant la vague de licenciements amenée par la crise... Et puis, ce ne sont pas que les salariés, mais aussi les petits paysans qui sont victimes des profiteurs : quatre producteurs de lait par exemple se sont donné la mort parce que la grande distribution les étrangle.
Alors, pour ne pas se bourrer de médicaments il faut mettre la pilule à nos exploiteurs. Comme l'a montré le succès de la manifestation des ouvriers de l'automobile du 17 septembre devant la Bourse de Paris, il est possible et nécessaire de s'y mettre tous ensemble afin de préserver notre avenir et notre santé et d’en finir avec la loi des actionnaires et du profit.
Le 21 septembre 2009
19:10 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste (npa), nouveau parti anticapitaliste nièvre 58, olivier besancenot
Taxe carbone
TAXE CARBONE
ELLE N'EST BONNE NI POUR LE CLIMAT,
NI POUR LES PLUS PAUVRES !
La taxe carbone est une arnaque de plus, un nouveau coût à payer par la population qui ne permettra pas d'amorcer une véritable réduction des émissions de CO2 pourtant urgente face au réchauffement climatique.
Elle est présentée comme une mesure de bon sens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique : intégrer dans le prix des produits, le coût lié à la quantité de carbone nécessaire à leur production. Plus un produit aura nécessité de pétrole ou de charbon pour sa production et son transport, plus il sera taxé, donc moins il devrait être consommé.
Mais, en réalité, il s’agit de faire payer aux consommateurs – donc à la population… – les conséquences du gaspillage des ressources naturelles.
Ce sont bien les patrons qui organisent la production, qui multiplient les transports routiers pour mettre les salariés en concurrence et augmenter les profits. Et c’est le gouvernement qui détruit le fret pour le transport des marchandises par le rail…
Alors que le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises – suppression de la taxe professionnelle, exonération des heures supplémentaires, etc.-– la taxe carbone est une nouvelle façon de faire payer aux salariés la facture de son irresponsabilité, tout en préservant les profits des plus gros pollueurs.
En effet, le choix d'exonérer l'électricité (produite par l'industrie nucléaire réputée à tort ne pas produire de gaz à effet de serre), l'exonération de certaines entreprises disposant de quotas gratuits sur le marché des droits à polluer européen, ainsi que le prix volontairement bas de la tonne de CO2 permettront aux entreprises de conserver leurs modes de production polluante.
Sarkozy détourne l’urgence climatique pour compenser les ressources fiscales manquantes à cause des cadeaux faits aux plus riches et aux patrons avec le paquet fiscal et la suppression de la taxe professionnelle.
Le système capitaliste fondé sur le « produire toujours plus pour profiter toujours plus » ne peut pas résoudre cette crise climatique.
Changer le monde, pas le climat !
Le NPA défend un plan d’urgence
social et écologique :
La réquisition des grandes entreprises de l’énergie (comme Total, Suez, Edf, Gdf) pour créer un service public de l’énergie et mettre en œuvre un plan d’économie énergétique, le développement des énergies renouvelables et la sortie du nucléaire.
La tarification progressive sur l’eau et l’énergie : les gros consommateurs, gaspilleurs et pollueurs payant plus pour financer la gratuité pour les besoins vitaux de l’immense majorité.
Des transports collectifs pour les déplacements quotidiens, gratuits, confortables et accessibles
Un service public du logement pour des logements en nombre, confortables et correctement isolés donc économes en énergie…
Le 14 septembre 2009
11 septembre 2009
Construisons la rentrée des luttes !
C'est la reprise... des profits
Construisons la rentrée des luttes !
Au lendemain de quelques semaines de vacances, durant lesquelles bon nombre n'ont pas quitté leur cité, beaucoup de salariés sont rentrés la peur au ventre devant la valse des licenciements et des fermetures d'entreprises qui continuent et frappent toutes les régions.
Reprise des profits
Qu'on est loin des préoccupations de la majorité de la population quand les médias serinent que la reprise est là. La Bourse remonte, les profits des grandes entreprises ne connaissent pas la récession, les dividendes distribués aux actionnaires progressent et on voit refleurir les bonus mirobolants pour les traders des banques : 21 milliards d'euros de profits au premier semestre pour 28 grandes entreprises, 60 milliards pourraient être atteint par les 40 premières en 2009, 500 années de salaire moyen pour chacun des 5 meilleurs traders...
Les patrons fêtent leurs succès à l'université d'été du Medef et y préparent leurs prochaines attaques comme Michel Pébereau, le patron de la BNP, qui a reçu 5 milliards de l'État, en a donné un à ses traders, fait 3,6 milliards de bénéfices et proclame que “la crise est une période bénie pour les entreprises” ou encore Guillaume Sarkozy – le frère – qui déclare que pour financer les retraites, il faudra que “les vieux travaillent”, ce que Laurence Parisot confirme en exigeant pour 2010 un nouveau report de l'âge de départ.
Reprise du chômage
Cette reprise des profits, c'est le sang et les larmes des travailleurs qu'on licencie ou qu'on épuise et brise au travail comme ces 22 salariés de France Télécom qui se sont suicidés depuis février 2008. Six cents mille chômeurs de plus sont prévus pour 2009, 1,5 million au chômage partiel, 60 000 PME menacées de fermeture et de l'autre côté, des cadences infernales, le travail du samedi banalisé, le travail du dimanche autorisé, des salaires bloqués et une majorité de jeunes salariés condamnés à la précarité et au chômage avec un taux de 23,9 % pour les 15-24 ans, en progression de 5,2 % sur un an.
Qu’on est loin également, dans les entreprises et les quartiers, de l'UMP qui n'a d'autre souci que de remplacer la taxe professionnelle payée par les patrons par une taxe carbone payée par tous, mais aussi du PS et du Modem qui en cette rentrée affichent comme seule préoccupation les présidentielles de 2012 !
Rentrée des luttes
Alors, faisons notre rentrée en nous saisissant de l'appel des fédérations CGT chimie et métallurgie à manifester le 17 septembre. Donnons à cette journée plus de force à l'exemple des ouvriers des entreprises en lutte les plus emblématiques, de Continental à Goodyear, qui y appellent également, pour aller vers une coordination des mobilisations et faire de la rue l'université d'été pour l'unité de tous ceux qui ne veulent pas payer la crise.
Le 7 septembre 2009









