06.11.2008
Sarkozy nous raconte des "craques"...
NICOLAS SARKOZY NOUS RACONTE "DES CRAQUES",
DIT BESANCENOT
Olivier Besancenot a dénoncé jeudi soir « l’anachronisme total » de Nicolas Sarkozy qui affirme vouloir refonder le capitalisme à la faveur de la crise financière.
Le leader d’extrême gauche a estimé que les cracks boursiers et les crises majeures était la seule façon qu’avait le capitalisme de se réguler en faisant « payer la facture » au peuple.
« Sarkozy nous raconte des craques. Tout ce qui se développe aujourd’hui dans le cadre de la crise, c’est le développement inéluctable du capitalisme lui-même, ce n’est pas un accident de parcours », a-t-il lancé.
Olivier Besancenot s’exprimait en marge d’une réunion à la Mutualité, à Paris, présentée comme le premier meeting parisien du futur parti anticapitaliste (NPA) qui sera officiellement lancé fin janvier.
Il a estimé que les mesures prises ces dernières semaines par le gouvernement ne pouvaient « qu’alimenter la crise économique actuelle », raison pour laquelle il appelait à la « résistance ».
« Le CAC 40 chute encore aujourd’hui de 6,38 %, donc la crise est toujours là », a-t-il prévenu.
Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) est toujours classé dans les sondages en tête des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy, devant le socialiste Bertrand Delanoë.
Il a affirmé que la tenue du meeting parisien du NPA, le jour du vote des motions en vue du Congrès du Parti socialiste, ne visait pas à faire de l’ombre au PS.
« Nous n’avons jamais établi notre agenda en fonction des autres partis », a-t-il dit.
De même, Olivier Besancenot a refusé de s’immiscer dans le congrès du PS en indiquant sa préférence pour tel ou tel candidat à la direction du parti.
« Mais on suivra de près ceux qui, comme nous, proposent de refuser le tout ou rien entre les partis de gauche », a-t-il dit.
Ainsi, la direction sortante du PS a eu tort, selon lui, de proposer à ses éventuels alliés "d’aller directement au gouvernement avec eux et du coup, d’avaler leur politique".
Selon la LCR, 11 000 personnes ont manifesté à ce jour leur intention d’adhérer au NPA, dont le nom n’est pas encore définitif et qui tiendra une réunion préparatoire de son congrès constitutif le week-end prochain.
Gérard Bon, édité par Jean-Baptiste Vey
PARIS, 6 novembre 2008, Reuters
23:02 Publié dans COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, meeting national mutualiténpa, lcr, olivier besancenot
Libérez Jean-Marc Rouillan, maintenant !
COMMUNIQUÉ SUR L’INCARCÉRATION
DE JEAN-MARC ROUILLAN
jeudi 23 octobre 2008
Le Collectif d’Intiative Départemental 13 du NPA condamne la révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan. Cette décision inique frappe un prisonnier qui a déjà effectué 22 ans de prison, dont plus de 10 à l’isolement complet. La peine est effectuée, et au-delà. Les déclarations données à la presse servent de prétexte à une remise en cause du droit à la réinsertion (que l’on proclame par ailleurs), que Jean-Marc Rouillan a entamée, à la fois comme salarié et comme citoyen avec son engagement politique.
Pour manifester sa solidarité et soutenir Jean-Marc :
N° 147575
Maison d’arrêt des Baumettes
239, chemin de Morgiou
13009 Marseille
21:09 Publié dans COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lcr, npa nièvre 58, npa marseille 13, jean-marc rouillan, contact jean-marc rouillan
28.10.2008
Sarkozy relance les attaques contre les travailleurs
SARKOZY RELANCE...
LES ATTAQUES CONTRE LES TRAVAILLEURS
Plus d'État au service des riches et du capitalisme
Christine Lagarde avait déjà accordé 10,5 milliards aux principales banques françaises soi-disant pour favoriser la relance du crédit. On a vu comment la Caisse d'épargne comprend cette relance en perdant 695 millions en Bourse.
Sarkozy rajoute 275 milliards aux entreprises en même temps qu'il annonce la mort programmée de la taxe professionnelle. Avec les cadeaux précédents on atteint le chiffre faramineux de 659 milliards.
Champagne au château !
Outre 175 milliards d'investissements directs de l'État, Sarkozy a décidé de créditer les groupes stratégiques de 100 milliards pour mieux les armer dans la concurrence internationale acharnée qui s'annonce. Sa politique industrielle, ce n'est pas plus d'État pour mieux redistribuer les richesses, mais pour mieux mener la guerre économique.
Moins d'État pour la population, la protection sociale et les services publics
Le candidat du pouvoir d'achat des milliardaires a déclaré qu'il était hors de question d'augmenter les salaires, les pensions ou les minimas sociaux. En même temps, il essaie de nous convaincre que ses milliards aux patrons ne nous coûteront rien. En fait, le Medef et lui-même nous en adressent la facture.
D'abord le patronat, par une vague de fermetures d'entreprises, de licenciements, de chômage technique et de baisse de salaires.
Le gouvernement ensuite qui, dans le prolongement de l'assouplissement des 35 h et du travail des séniors, prévoit plus de mobilité, le travail le dimanche et continue à réduire les effectifs de la fonction publique. Plus de 8 millions de Français vivent déjà avec moins de 700 euros par mois mais le gouvernement n'envisage que 60 000 contrats aidés supplémentaires pour un coût de 150 millions, une distribution d'actions qui dégringolent et une participation aux bénéfices déclarés qui n'existeront plus. On ne peut pas mieux se payer notre tête !
De plus, le petit soldat du Medef a annoncé la mort programmée de la taxe professionnelle payée par les patrons, soit 50% du revenu des communes. Cela veut dire la dégradation des services communaux. Les communes déjà en difficulté à cause d'emprunts douteux augmenteront les impôts locaux comme Paris vient de le décider.
Enfin le gouvernement a autorisé les patrons à reporter le paiement de leurs cotisations aux caisses de la Sécu, retraites, chômage. Ce provisoire qui risque de se prolonger alimentera les trous de ces caisses pendant que les salariés financeront les entreprises par leurs cotisations qui, elles, sont maintenues.
Préparer la riposte tous ensemble
Sarkozy laisse toutefois percer sa crainte : « nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes. » Eh oui ! Il y aura toujours une mesure de trop qui mettra le feu aux poudres. Et le vaste plan d'attaques contre les salariés de l'automobile pourrait bien y contribuer comme leur mobilisation commence à le montrer.
C'est en tout cas cela qu'il faut préparer et construire : une riposte générale tous ensemble.
Le 27 octobre 2008
17:25 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, lcr, npa nièvre 58
La richesse ne manque pas...
LA RICHESSE NE MANQUE PAS...
17 octobre : journée mondiale du refus de la misère.
Près de la moitié de l'humanité vit avec moins de 2,5 dollars par jour. La faim gagne du terrain dans le monde pour toucher près d’un milliard de personnes "alors que le monde a produit plus de nourriture que jamais au cours de la dernière décennie" selon la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation.
Depuis des semaines : journées mondiales du sauvetage des banques
Les sommes dépensées par les principaux états pour sauver les banques se comptent en milliers de milliards d’euros. Evidemment, pour celles et ceux qui n’ont à compter que leur salaire, leur retraite ou pire, les minima sociaux, ces chiffres ne veulent pas dire grand chose !
Pourtant quelques comparaisons sont éclairantes.
Pour faire reculer la faim, la pauvreté et la mortalité infantile, pour garantir l’accès à l’eau potable et à des conditions de vie plus décentes, il faudrait selon l’ONU, au total d’ici 2015 environ 1200 milliards de dollars. La crise financière vient donc d’engloutir en quelques jours plus que l’équivalent des sommes nécessaires pour sortir une bonne partie de l’humanité de la conditions la plus noire.
A la FAO 2,2 milliards d’euros ont été versés pour lutter contre la faim dans le monde et face à cela, plus de 1000 fois cette somme consacrés à payer la crise planétaire du capitalisme !
360 milliards d’euros, pour quoi faire ?
En septembre, Sarkozy nous disait “L'État ne peut pas donner l'argent qu'il n'a pas” et Fillon, rajoutait : “ La France est en état de faillite virtuelle ”. Pourtant le gouvernement vient de trouver 360 milliards d’euros pour les banques.
Environ un million de ménages sont surendettés pour un montant moyen de 35200 €. Dans 82 % des cas, ce sont des organismes de crédits rapaces exploitant le dénuement des plus pauvres qui en sont la cause. Les arriérés de charges de logement concernent 94 % des cas.
Le dixième des sommes trouvées pour les banquiers suffiraient pour annuler les dettes qu’ils ont contribué à creuser et permettre aux familles concernées de sortir la tête de l’eau.
Alors qu’il y a au moins 9,3 millions de personnes sans logement, mal-logées ou en grand risque de le devenir, avec 100 milliards d’euros il serait possible de construire un million de logements immédiatement.
Alors que 36% des femmes retraitées vivent avec moins de 700 euros par mois, avec 37,5 milliards on pourrait augmenter de 30% les pensions de l'ensemble des retraités.
Avec 35 milliards, on pourrait financer un million d’emplois dans les services publics à 1 500 euros nets, sur treize mois cotisations sociales comprises, au lieu de supprimer 25 000 postes dans l’éducation nationale en 2 ans comme le dénonçaient enseignants ou parents qui ont manifesté dimanche 19 octobre. Les 360 milliards représentent 6 fois le budget de l’éducation nationale. Tout un choix de société !
Les réponses des gouvernements à cette crise montrent que le problème n’est pas le manque de richesses mais leur accaparement par une poignée de privilégiés.
Il est urgent d’ôter à cette minorité d’individus le pouvoir qu’elle a sur l’économie.
Il est temps de lutter pour décider de la répartition, de la destination des richesses afin de satisfaire enfin les besoins de la majorité de la population.
Le 20 octobre 2008
17:17 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, lcr, comités npa niévre
Il devient urgent de rompre avec le capitalisme
IL DEVIENT URGENT DE ROMPRE AVEC LE CAPITALISME
Dans la confusion actuelle qui règne à l’échelle planétaire, nos dirigeants mondiaux voudraient nous faire croire que le système capitaliste peut être assaini. C’est pourtant bien le système lui-même qui est en cause et leur politique aujourd’hui consiste à faire payer la crise aux populations et aux travailleurs.
Licenciements massifs,
intensification du travail,
baisse des salaires
Elle touche de plein fouet l’industrie automobile, les patrons s’en servent pour accélérer leurs plans de licenciements. C’est ce qu’on bien compris les salariés de l’automobile tant de Renault et de Peugeot que d’équipementiers et sous-traitants. Perturbant le salon de l’automobile ils étaient des milliers à crier haut et fort « Pour sortir de la crise, c’est pas les actionnaires qu’il faut aider, c’est les salaires qu’il faut augmenter ! » Des milliers à exiger l’interdiction des licenciements.
En effet les plans sociaux dans l’automobile prévoient des milliers de licenciements : 6 000 à 10 000 en Europe dont 1 000 pour la seule usine de Sandouville, licenciements des intérimaires chez Peugeot, 1 700 chez Ford. A Renault, à Peugeot comme à Ford, les conditions de travail sont de plus en plus insupportables marquées par l’accroissement de la productivité au moment où sont imposées des journées de chômage technique et des baisses de salaire dans le but de maintenir les profits.
AU NORD, CHOMAGE ET VIE CHERE
AU SUD, FAMINES ET GUERRES
La crise va entraîner et accentuer, chômage et misère, tant au Nord qu’au Sud. Pire même, la crise alimentaire, dont sont victimes de nombreuses populations du Sud, s’aggrave et face à cette crise-là les aides sont toujours aussi insuffisantes et dérisoires. En Ethiopie où l’augmentation des prix des denrées alimentaires est très forte, au moins 3,4 millions d’habitants ont besoin d’une assistance d’urgence. Il suffirait de 20 millions de dollars pour la nutrition d’urgence et 1 million uniquement a été récolté !
Face à cette situation dramatique, les 700 milliards de dollars du plan Paulson, comme le financement français de Dexia, banque en faillite, montrent ce qu’est la réponse des capitalistes à la crise : sauver le système en sauvant les riches, sacrifier les autres, c’est-à-dire la majorité.
Une urgence :
la riposte, tous ensemble!
La résistance des salariés est le seul moyen de changer la donne. Parce que les salariés n’ont pas à faire les frais d’une politique dictée par une poignée de nantis qui s’enrichissent sur leur dos, l’urgence est de mettre à l’ordre du jour l’interdiction des licenciements comme l’augmentation de tous les salaires.
Face à « l’union sacrée » que les capitalistes veulent nous imposer, il faut l’union sociale des classes populaires et de leurs organisations.
Exigeons la transparence la plus totale en supprimant le secret bancaire, la mise en place d’un service public bancaire, sous contrôle de la population en réquisitionnant les banques, pour orienter le crédit en fonction des intérêts de la collectivité.
A la logique du profit pour quelques-uns, imposons sans concession la logique des besoins sociaux pour tous.
Le 14 octobre 2008
17:08 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, lcr, npa nièvre 58
Pendant la crise, les riches continuent à s'enrichir
PENDANT LA CRISE,
LES RICHES CONTINUENT A S'ENRICHIR
Les Bourses s'effondrent aux quatre coins du monde. Les banquiers, comptent sur les gouvernements pour les sauver des convulsions de la crise dans laquelle ils ont plongé le monde en décidant de faire payer un peu plus les pauvres.
En effet pour les classes populaires, ce sera encore plus d'efforts, plus de licenciements, des coupes sombres dans les budgets publics, la hausse des prix, des impôts, la baisse des salaires, la précarité, le chômage... En France, 41 000 chômeurs de plus en août, 30 000 fonctionnaires de moins pour l'an prochain, la privatisation de La Poste, une ponction directe dans les livrets d'épargne populaire.
Les caisses sont vides... mais pourtant !
Il n'y a soi-disant plus d'argent pour les 8 milliards du trou de la Sécu. Le gouvernement dérembourse les médicaments, restreint les soins, va vers la privatisation du système mais il trouve soudainement 22 milliards pour les PME. Il crée la franchise médicale qui rapporte 800 millions au détriment des classes populaires mais il trouve 3 milliards en un jour pour renflouer la banque Dexia en faillite.Aux Etats Unis le plan Paulson a été finalement adopté : 700 milliards pris aux contribuables iront renflouer les banques en faillite!
Les 3,5 millions que le PDG de Dexia voulait prendre pour partir ont choqué. Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Le capitalisme continue, des requins s'emparent des banques en déroute. BNP vient de racheter la banque Fortis qui a été renflouée. Peugeot qui annonce des licenciements augmente ses bénéfices de 49 %, accroît les dividendes de ses actionnaires de 11 % et verse 5 700 euros par jour à son PDG. Renault qui prévoit 6 000 suppressions d'emplois fait grimper ses bénéfices de 20 % et son PDG s'octroie une plus-value personnelle de 3,4 millions. Les milliards injectés par les Etats vont servir à alimenter un peu plus la spéculation, et donc la crise elle-même.
Un programme d'unité et d'urgence
Contre l'union nationale des banques, des Etats et de leurs hommes politiques pour nationaliser les pertes et privatiser les profits, il faut l'union du monde du travail et de ses organisations autour d'un plan d'urgence ainsi que la convergence de toutes les mobilisations pour aller vers un « tous ensemble » afin de ne pas payer la crise.
Il faut interdire tous les licenciements
en prenant sur les profits accumulés pendant des années.
Une hausse immédiate des salaires, des pensions et des minimas sociaux de 300 euros net, aucun revenu en dessous de 1 500 euros et l'indexation automatique des salaires sur la hausse des prix.
Il s'agit de la survie des classes populaires. Nous devons exiger la levée du secret bancaire pour faire toute la lumière sur les circuits spéculatifs, savoir qui s'enrichit et qui profite et empêcher une poignée d'hommes de décider du sort de millions d'autres.
Il faut mettre en place un service public bancaire, non pas en nationalisant les pertes mais en expropriant les banques sans indemnités ni rachat, pour les faire fonctionner sous le contrôle des salariés et de la population.
Le 6 octobre 2008
16:41 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, lcr, comités npa niévre
20.10.2008
Contre la privatisation de La Poste
22:51 Publié dans AFFICHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation, service public, npa, lcr, olivier besancenot
23.09.2008
Interview d'Alain Krivine sur le NPA
LE NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE
LCR-bis ou ouverture à tous les courants de l’autre gauche ?
Interview d’Alain Krivine sur le NPA suivant un article de Louis Weber dans la revue Savoir-agir, trimestrielle de l’association "Raisons d’agir".
Au cours des dernières semaines, la (future) création du Nouveau parti anticapitaliste – une dénomination toute provisoire selon ses initiateurs – a été, au moins momentanément, un des principaux éléments structurant le débat dans le champ de la gauche de la gauche. Plusieurs autres initiatives peuvent en effet être lues soit comme un accompagnement du processus engagé par la LCR, soit au contraire comme un contre-feu. Cet article tente de faire un point très provisoire sur la création d’un nouveau parti politique ayant choisi l’anticapitalisme pour « valeur » cardinale,, notamment à partir d’un entretien avec Alain Krivine.
Les comités d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont tenu leur première réunion nationale les 28 et 29 juin 2008. Ils ont désigné un comité d’animation national d’une soixantaine de membres, composé à parts à peu près égales d’adhérents de la Ligue communiste révolutionnaire et de non-adhérents. Ce comité a d’ores et déjà fixé les échéances à venir. Une nouvelle réunion nationale aura lieu en novembre, pour « adopter des documents soumis au vote du congrès national de fondation, qui devrait normalement se dérouler à la fin du mois de janvier ». Le compte-rendu de la première réunion du comité d’animation relève que « La presse [...] a noté que le NPA, ce n’était pas une "LCR-bis" ». Ce qui traduit une préoccupation d’autant plus forte que le « soupçon » existe, notamment dans les autres groupes de la gauche de gauche. Pour montrer qu’il s’agit bien de faire du neuf, Alain Krivine affirme : « Si le congrès fondateur a lieu, nous dissoudrons la LCR avant. »
Quelques semaines auparavant, l’hebdomadaire Politis avait publié dans son numéro du 15 mai 2008 un appel s’adressant aux « militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel ». L’objectif était de construire un « cadre permanent qui [...] permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent ». Les signataires, minoritaires du PS et du PC, mais surtout animateurs d’autres partis de la gauche de la gauche ou des collectifs antilibéraux, intellectuels sans appartenance revendiquée, etc., n’ont pas échappé à un autre soupçon : celui de vouloir faire pièce au NPA. Éric Coquerel, président du Mars-Gauche républicaine, signataire de l’appel, écrit ainsi dans un commentaire : « La première [remarque], parce que les principales critiques concernent ce sujet : il est faux de le traduire comme une arme anti-NPA ».
Mais il faut se garder de simplifier, la fluidité et les « doubles appartenances » étant monnaie courante dans la gauche de la gauche, preuve supplémentaire de la complexité de la situation dans ce champ. Plusieurs signataires de l’appel de Politis publiaient ainsi dans Le Monde du 30 mai, avec d’autres, une « Adresse aux initiateurs du NPA » dont le titre même – « Le Nouveau Parti anticapitaliste est-il vraiment décidé à s’ouvrir à tous les courants de l’autre gauche ? » – indiquait l’intérêt pour l’initiative de la LCR. Des militants de celle-ci ne s’y sont pas trompés. Ils publiaient dès le 7 juin la « réponse de la LCR aux questions sur le "nouveau parti anticapitaliste" ». Ils y présentaient la création du NPA comme « la création d’un véritable nouveau parti pluraliste » et non comme un « ravalement de façade [de la LCR] ». C’est l’accélération de la « mutation néolibérale (du PS) » qui justifie selon eux le fait que « l’anticapitalisme est [...] une valeur cardinale autour de laquelle doit se réorganiser une vraie gauche ». C’est « un processus en marche [...], non bouclé à l’avance » auquel sont conviés « les anticapitalistes, les révolutionnaires, les écologistes radicaux, les féministes, ceux qui refusent les discriminations systématiques qui affectent les populations issues de l’immigration, les antilibéraux, les altermondialistes, des militants communistes et socialistes, des anarchistes, des syndicalistes, des animateurs d’expériences alternatives locales, mais aussi les héros du quotidien, celles et ceux qui ne sont plus représentés ».
Reste un peu en marge de ces développements ce qui subsiste des collectifs antilibéraux. Ils se sont divisés dès après l’élection présidentielle de 2007. Certains d’entre eux ont constitué une structure, avec un secrétariat. Ce qui, à l’époque, était apparu comme la volonté de constituer une nouvelle organisation. Cette « Coordination nationale des collectifs unitaires – Pour une alternative au libéralisme » est confrontée aujourd’hui à des tensions internes qui l’ont conduite à ouvrir plusieurs débats sur son site. Parmi les questions posées : Faut-il rejoindre le NPA qui, comme le note un internaute, « est perçu par certains comme un espoir [alors que] les comités antilibéraux peuvent porter aussi une espérance identique et nouvelle, par leur dynamique, qui est un peu différente » ? Le pire serait pour ce militant « que ces deux espérances se bâtissent l’une contre l’autre ». Faut-il signer l’appel de Politis ? Les principaux animateurs de la coordination semblent avoir tranché. On peut ainsi lire dans un texte du secrétariat des collectifs : « Cette initiative courageuse de Politis nous apparaît comme un pas vers les États généraux de la gauche de transformation sociale et écologique, que nous essayons de faire progresser depuis des mois ».
Dans ce contexte général, sur lequel pèsent par ailleurs des expériences étrangères plutôt contradictoires (le succès de Die Linke en Allemagne et la déroute de la gauche de la gauche italienne, par exemple), émergent des questions qui travaillent toutes les composantes de la gauche de la gauche. Sur quelle base idéologique et politique faut-il rassembler : L’antilibéralisme ? L’anticapitalisme ? Faut-il une organisation structurée ou suffit-il de mettre des collectifs en réseau ? Quel rapport au pouvoir et, par conséquent, à l’hypothèse d’une participation gouvernementale, ce qui n’a de sens dans un avenir prévisible qu’avec le PS ? Quel rôle pour les mobilisations ?
Qu’est-ce qui conduit aujourd’hui la LCR, plutôt connue pour sa discipline de parti et ayant jusqu’ici dans d’autres courants de gauche la réputation d’être plutôt sectaire, à prendre l’initiative de son autodissolution dans une force plus large et forcément moins « organisée » ? Ce sont ces questions que nous avons évoquées avec Alain Krivine. Pour lui, l’idée de créer un parti plus large est une tradition de la LCR.
Louis Weber
UNE ASPIRATION ANCIENNE
Alain Krivine : Depuis que nous avons créé la Ligue, nous n’avons jamais eu la prétention de rassembler tous les anticapitalistes en son sein. Donc, l’idée de nous élargir un jour est une très vieille idée. Cela explique d’ailleurs que nous avons toujours eu une pratique unitaire. Jusqu’en 1995, nous n’avons pratiquement jamais fait campagne en notre nom. Nous avons fait la campagne Juquin en 1988, retirant d’ailleurs ma candidature pour cela. Nous avons été dans la CAP dans les années 1990. Nous avons participé à tous les collectifs possibles, en retirant nos candidats, voire notre sigle. C’est une différence avec LO car, du coup, notre sigle n’était pas électoralement crédible, faute de nous présenter.
Nous ne regrettons rien mais sommes quand même obligés de constater que toutes ces tentatives ont échoué. La plupart de nos alliés de cette époque se sont d’ailleurs séparés de nous, rejoignant divers autres partis, le PS notamment. C’est d’ailleurs un sujet de débat interne chez nous, beaucoup pensant que nous n’avons fait que des erreurs. Je ne le pense pas. Il me paraît plus facile de corriger les choses sur la base d’une culture unitaire que d’une culture sectaire.
Pourquoi prendre l’initiative du NPA maintenant, après un échec, celui des candidatures unitaires, qui a beaucoup marqué les militants ?
A.K. : La LCR a participé à la campagne du non. Le résultat du référendum a été en un sens notre première victoire, et pas une victoire par procuration. C’était notre victoire. Nous nous sommes investis à fond et personne ne nous l’a reproché. C’est ensuite que cela s’est un peu gâté. Pour nous, le processus unitaire qui s’était développé à cette occasion était aussi source d’illusions. Mais nous nous sommes mal exprimés dans les débats qui ont suivi. Nous avions raison sur le fond mais nous l’avons mal expliqué. Ce qui nous a isolés. Nous avons essayé de faire admettre qu’il n’y avait pas de rapport entre le front réalisé pour le référendum et le front qu’il fallait rassembler pour la présidentielle, le contenu n’étant pas le même. C’est précisément là que nous voyions une différence de nature entre un non à une politique libérale et un oui pour une politique anticapitaliste.
Comment cette différence apparaissait-elle concrètement dans le débat ?
A.K. : Dans les comités pour le non, il y a eu une dérive progressive sur le thème : "si nous avons un candidat unitaire, nous ferons un score à deux chiffres à la présidentielle, etc." Une telle approche ne tenait pas compte, selon nous, des rapports de force. Nous avons alors concentré notre réflexion et nos interventions sur un point qui peut paraître secondaire à d’autres époques ou dans d’autres pays, c’est l’attitude par rapport au parti socialiste et aux institutions. Nous avons commencé la bataille dès l’automne 2005 aux assises de Saint-Denis des collectifs antilibéraux. Le texte proposé en conclusion contenait la formule : "nous n’irons pas dans un gouvernement sous hégémonie sociale-libérale". Connaissant le parti communiste, notamment, nous savions que cela pouvait vouloir dire tout et son contraire. Nous avons donc proposé la formule : "un gouvernement sous hégémonie du parti socialiste". Cela a été le clash. Le PC en a fait un casus belli, disant qu’il partirait si on parlait du PS. C’est là que, probablement, nous nous sommes mal fait comprendre. Car nous n’avons pas tenu compte du fait que, pour la majorité des membres des collectifs, il y avait un trait d’égalité entre social-libéralisme et PS. Notre position leur était donc incompréhensible. Cela a été le début de la rupture. Mais notre intuition allait se confirmer quand il devint évident que le terme social-libéral était un fourre-tout tel que F. Hollande allait s’en démarquer (comme il allait le faire pour le blairisme, d’ailleurs). Cet épisode et notre argumentation mal ajustée ont fait que nous avons dès lors commencé à être isolés. Nous avons quitté peu à peu le collectif national. Le mouvement s’est effiloché ensuite, notamment quand il y a eu diverses propositions de candidatures, dont pour finir celle de José Bové. Nous avons beaucoup de respect pour lui en tant que dirigeant syndical. Mais sur le plan politique, comment oublier qu’aux élections européennes de 2004, il avait appelé à voter pour Francis Wurtz, candidat communiste, à Paris, pour le socialiste Georges Frêche à Montpellier et pour le Vert Gérard Onesta à Toulouse ? Sans même parler de la « mission » que Ségolène Royal lui a proposée entre les deux tours de l’élection présidentielle et qu’il a acceptée. Il faut dire que là, nous n’avons pas été compris du tout, beaucoup de gens nous disant : « José Bové au moins, vous pourriez accepter... » Nous avons donc décidé de présenter Olivier Besancenot, tout en disant : « s’il y a un accord politique, nous le retirons ».
Comment expliquer après coup l’échec de la candidature unique ?
A.K. : Beaucoup ont pensé que l’échec était lié à une affaire d’ego. Je ne le crois pas du tout. Il y avait un vrai désaccord politique, ce que le parti communiste ne contestait pas d’ailleurs. C’est toute la question de la gauche de gauche et des relations avec le PS. Pour nous, il y a deux gauches dans notre pays, depuis le congrès de Tours en 1921 en fait. Elles peuvent agir ensemble mais non être ensemble dans un même parti ou au gouvernement. D’autres disent au contraire : « il y a une seule gauche et il faut la sortir de l’ornière libérale ».
En quoi la période vous paraît-elle propice à la création d’un nouveau parti ?
A.K. : Nous pensons qu’il y a une accumulation de conditions qui peuvent se révéler favorables. Il y a d’abord l’attaque sans précédent de la droite et du patronat, une véritable guerre sociale, qui révolte les gens. Il existe ensuite une volonté de résistance sociale, en France et ailleurs. Enfin, le mouvement social est de plus en plus orphelin de débouché politique. Les partis traditionnels de la gauche vont vers la droite, y compris au niveau européen. La base de leur accord politique est le fait qu’ils acceptent tous l’économie de marché. Personnellement, je ne vois pas de différence entre les dirigeants du parti socialiste français. Ils votent les mêmes textes internes, y compris Jean-Luc Mélenchon. Ce qui montre d’ailleurs que les prises de position au sein du parti socialiste en faveur du non en 2005 ont fait long feu. Pour nous le tropisme vers le social-libéralisme est inéluctable au sein du parti socialiste. Si l’évolution s’est produite plus tard que pour les autres partis socialiste européens, c’est uniquement à cause des rapports de force en France, principalement de la force du parti communiste, etc. Mais avec Marie-George Buffet à 1,8 %, il n’ y a plus d’obstacle !
Pour nous, le fond du problème est le suivant : avec la mondialisation et les patrons qui ne lâchent plus rien, les réformes au sens traditionnel ne sont plus possibles. Si la social-démocratie en tant que force réformatrice ne veut pas disparaître, elle doit donc impérativement s’adapter à cette nouvelle situation. Ce qui ouvre une place à une nouvelle gauche, radicalement anticapitaliste. Avec l’effondrement du parti communiste, la situation est donc mûre pour la construction d’un nouveau parti, qui ne s’appellera bien entendu pas NPA. C’est, en résumé, la base de notre réflexion.
Les expériences étrangères ont-elles eu une influence dans votre réflexion ?
A.K. : Elles nous poussent à aller encore plus loin, dans le même sens. Toute une partie de la gauche anticapitaliste dans le monde fait le même choix que nous. D’autres ont fait un autre choix. Je prends des exemples aussi différents que Bertinotti en Italie, qui l’a payé très cher aux dernières élections, ou Lula au Brésil. On parle beaucoup de Die Linke en Allemagne. C’est effectivement une bonne chose dans le contexte allemand, mais en France, ce serait une régression. La majorité de Die Linke vient du parti communiste est-allemand, qui était plutôt stalinien. Elle est prête à basculer dans le réformisme, dès lors que le SPD lui tendra la main. Cela s’est effectivement passé comme cela à Berlin, où la coalition PDS/SPD a privatisé à tour de bras9. D’où notre insistance sur la nécessité de rompre avec ces pratiques. C’est le plus important. Aujourd’hui, cela n’aurait pas de sens de mettre en avant le trotskisme.
Programme, mobilisations, indépendance par rapport aux institutions
Quelles sont les grandes lignes du programme qui sera proposé pour le nouveau parti et comment le mettre en œuvre ?
A.K. : Il y a d’abord un accord avec les revendications essentielles du monde du travail. Contrairement à la gauche traditionnelle, nous ne posons pas d’abord la question de savoir si les mesures que nous préconisons sont intégrables dans l’économie de marché. Mais nous mettons l’accent d’abord sur ce qui est indispensable : le Smic à 1 500 euros, 300 euros pour les retraités, les questions de l’environnement, les revendications des femmes, etc. Cela donne au total une quarantaine de mesures. Deuxième aspect essentiel pour nous : nous partons du principe que ces mesures pourront être appliquées s’il y a des mobilisations et non pas par la voie parlementaire. Nous les avons chiffrées. Ce que dit Olivier Besancenot à ce sujet n’a jamais été contesté.
Il y a donc à nos yeux rupture en termes de contenu des mesures, d’importance accordée aux mobilisations, et, s’agissant de la stratégie politique, indépendance par rapport aux institutions et au parti socialiste. On veut bien agir avec le PS mais nous n’acceptons pas de participer à un gouvernement avec lui, ni même à la gestion des villes. Ce point est d’ailleurs en débat avec des personnes, Clémentine Autain par exemple, qui sont pourtant très intéressées par notre démarche.
Il y a enfin l’idée de "révolutionner la société". Nos mesures attaquent en effet le capitalisme mais cela ne suffit pas, la société doit changer aussi.
Cela constitue la base de notre projet. Tout le reste peut se discuter, y compris l’idée de participer à un gouvernement. Nous ne sommes pas contre en effet si cela se fait sur une base claire : un accord sur la nécessité de la rupture, sur le fait qu’on s’appuie sur les mobilisations. Ce qui suppose qu’il y ait des mobilisations. Dans le rapport de forces actuel, ce n’est pas le cas, il est donc exclu que nous allions au gouvernement. Si on était dans une situation comparable à Mai 68, ce serait différent.
Aujourd’hui, nous pesons bien davantage, étant à l’extérieur. Preuve en est le fait que le PS a cru devoir créer une commission pour étudier la façon de résister à Besancenot ! Certes, on pourra nous dire que cela contourne la question de la prise de pouvoir. Mais ceux qui y sont allés, le parti communiste en France ou Fausto Bertinotti en Italie ont tout perdu ! On ne peut donc être que contestataire dans les conditions actuelles. Mais, même dans cette posture, il faut être radical, sinon on perd aussi.
L’importance de la formation politique
Vous parlez beaucoup du rassemblement de militants de diverses traditions ou cultures politiques... Comment faire un parti efficace avec des courants très divers, des traditions de luttes, des cultures différentes. N’y a-t-il pas un risque de nivellement ?
A.K. : Il existe des expériences, plus ou moins réussies, le Bloc de gauche au Portugal, l’Alliance rouge et verte au Danemark. Dans ces cas, il s’agit au départ de coalitions de courants politiques organisés. Nous avons un avantage : il n’existe aucun courant nationalement organisé dans le NPA. Nous ne « négocions » donc pas avec un courant mais avec des militants. Il y aura quelques centaines de communistes, des ex-maos, etc. Mais ils seront complètement éparpillés. La masse des gens intéressés (10 000 contre 3 000 membres à la LCR) n’est pas constituée par des militants (quelques centaines de personnes très politisées, des communistes, des écolos, des anciens des comité Bové) mais par des gens nouveaux, avec lesquels nous n’avons aucune expérience. Ils sont "à fond contre Sarkozy", veulent "en découdre avec Sarkozy", disent : "la gauche, ça n’existe plus, c’est vous qui êtes la gauche". Pour eux, "le PS ne se bat pas", le PC n’existe même plus. En même temps, ils disent : "Olivier, il faut que tu ailles au gouvernement pour foutre toute cette racaille en l’air". Pour la participation gouvernementale, ils ne sont donc ni pour ni contre. Ou alors ils sont pour qu’on y aille, mais sans les socialistes. Dans les mails, ils racontent leur détresse et tiennent en même temps ce discours. C’est tout à fait nouveau pour nous. Ils sont prêts à entrer dans un parti mais personne ne sait comment ils vont militer. À Saint-Denis, par exemple, nous sommes 30 à la Ligue mais 80 personnes tournent autour du NPA. Nous faisons des réunions à 60 ou 65. Le problème, cela va être la formation politique, même si beaucoup de ces personnes ont une expérience militante. »
Comment voyez-vous cette formation politique ?
A.K. : Nous pensons qu’il faut une formation politique, dans un souci de démocratie, pour mettre les gens à égalité. À la LCR, nous disons : "les militants doivent avoir les moyens politiques de balancer la direction". Or, ici, on va avoir ce que je n’ai jamais connu, des niveaux politiques très différents. Nous ne craignons pas d’avoir une opposition lorsque nous ferons adopter le programme, dont le socle est déjà en débat dans les comités d’initiative. Ce qui nous posera problème, éventuellement, ce ne sont pas les gauchistes qui voudraient nous envahir mais les glissements droitiers de gens peu politisés. Mais il suffira de s’expliquer car ce ne sont pas des groupes organisés.
La formation sera assurée par les anciens de la Ligue ?
A.K. : Au début, certainement. Cela commencera avec l’université d’été qui, cette année, sera NPA/Ligue. On aura d’autres problèmes avec la venue de "personnalités" qui n’imaginent certainement pas ne pas être à la direction. C’est pourtant ce que nous voudrions éviter ! Nous pensons plutôt à des gens de terrain, représentatifs du mouvement social, qui se sont faits connaître dans des luttes. Les personnalités auront plutôt leur place dans les comités d’études que nous mettons en place. Comme ce qui reste des collectifs antilibéraux s’est divisé, certains viendront chez nous. C’est la même chose au sein du parti communiste. Mais nous ne voulons pas faire un parti qui soit un assemblage de personnalités. Les "généraux sans troupe", nous les avons expérimentés au cours de la campagne pour le "non" et on a vu ce que cela a donné.
Ceci dit, je le répète, nous allons un peu à la découverte. Il y a une part très empirique dans ce que nous faisons, nous avançons un peu à l’aveuglette. La réunion des comités à la fin juin constituera un test. Personne n’aura de mandat, chacun essayera de voir d’abord qui est qui. Nous ne cachons évidemment pas le fait que c’est la LCR qui a convoqué la réunion. Mais nous essayons de faire en sorte que dans les comités d’initiative, la LCR ne soit pas majoritaire. Nous allons vers un comité de pilotage national pour préparer un congrès avec la même idée : la moitié seulement des membres seront de la LCR. Le reste viendra du mouvement social, essentiellement des inorganisés jusqu’ici, représentant les luttes sociales. Le congrès est prévu en décembre ou janvier. S’il a lieu, nous dissoudrons la LCR avant, c’est une décision déjà prise.
Un vrai parti politique
N’est-ce pas un pari risqué ? La question de l’organisation semble en effet centrale, comme le montrent les problèmes d’un mouvement comme Attac ?
A.K. : Il y a une différence : nous construisons un parti politique, avec un programme. Mais je ne nie pas que nous avons un problème politique, y compris avec des membres de la LCR qui voudraient que le futur parti n’ait pas de statuts. Il faut donc expliquer. D’un autre côté, dès aujourd’hui, beaucoup des gens que nous rencontrons veulent adhérer à un parti, avec des statuts, avoir une carte.
La LCR a déjà beaucoup changé. Nos nouveaux membres, des jeunes, sont "très révoltés et peu politisés". J’ai entendu, cas extrême, un jeune demander : "mais c’est qui ce Marx dont tout le monde parle ?" D’où la nécessité pour nous d’une éducation vraiment de base ».
Comment le processus de création prend-il forme concrète ?
A.K. : Essentiellement, par le travail des comités d’initiative. Là où ils existent, nous espaçons les réunions de la LCR. Les comités ont un bureau. Ils ont des thèmes de discussion et font des commissions pour approfondir des questions comme l’immigration, le service public, etc. Ils sortent des tracts, etc. Ces comités sont hétérogènes, certains de leurs membres ont une formation, d’autres s’intéressent surtout au "prochain collage". Ces comités intéressent beaucoup de "déçus" très divers, y compris des déçus d’Attac, soucieux de sortir des lieux où il y aurait surtout "des vieux qui discutent". Olivier Besancenot attire beaucoup de jeunes. Nous sommes conscients de la faiblesse que cela peut constituer. Olivier est d’ailleurs le premier à refuser le phénomène de "starisation", entretenu par les médias. Mais c’est une bataille permanente ! La télé pose un problème particulier à tous : ou bien on n’y va pas, ce qui est difficile aujourd’hui, ou bien on y va avec l’idée de la "retourner", ce que Olivier fait très bien en refusant notamment toute intrusion dans sa vie personnelle.
Comment faire avec si peu de cadres, au moment où l’humeur générale est à l’anti-délégation, à la démocratie participative, au consensus ? La culture d’organisation des militants actuels de la LCR va-t-elle diffuser spontanément ?
A.K. : Nous n’avons pas l’intention de céder à l’air du temps. Le noyau constitué par les militants de la LCR est une garantie. Nous voulons faire un parti de militants, pas un parti d’adhérents, même si le militantisme a évolué. Nous allons par exemple baisser les cotisations, tout en maintenant l’idée que l’adhésion doit se traduire par un effort, y compris financier. Mais les cotisations sont relativement élevées à la LCR, ce qui ne correspond peut-être plus à ce que sont les militants aujourd’hui. Nous comptons bien, dans le nouveau parti, poursuivre une vraie activité de parti, avec par exemple des réunions régulières et assez rapprochées. Ce qui ne se fait plus guère dans d’autres organisations ! ».
11:22 Publié dans DANS LA PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain krivine, lcr, nouveau parti anticapitaliste, association raisons d'agir
05.09.2008
Réunion du 13 septembre 2008, Nevers
20:27 Publié dans REUNIONS PUBLIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, cosne-sur-loire, nevers, lcr
03.09.2008
Tract national du NPA
ETE NOIR POUR LES UNS...
Cet été le gouvernement et Sarkozy raflent toutes les médailles antisociales ! Médailles d’or dans les disciplines : de la santé avec la casse des hôpitaux et de notre Sécurité sociale ; dans les services publics avec l’annonce du début de la privatisation de La Poste et la remise en cause du droit de grève dans les écoles ; dans le monde du travail avec la fin des 35 heures et la chasse aux chômeurs…
Des records sont également battus pour la hausse des prix, du pétrole, du gaz, de l’électricité, des produits alimentaires, (de 5 à 58 % selon 60 millions de consommateurs) autrement dit les produits de première nécessité, rendant la vie quotidienne de la majorité de la population de plus en plus difficile.
Cette situation risque de s’aggraver dans les mois à venir avec la crise économique qui sévit dans l’ensemble des pays européens y compris en France, contrairement à ce que nous dit le gouvernement. Dans les pays les plus pauvres, elle se traduit par les émeutes de la faim.
...GROS PROFITS POUR LES AUTRES !
Le gouvernement et le patronat nous font croire que les caisses sont vides pour refuser les augmentations de salaires, des minima sociaux, des retraites, le maintien des services publics et de la protection sociale. Par contre l’argent est là pour accorder des cadeaux fiscaux aux plus riches (15 milliards d’euros) ou pour rémunérer les actionnaires.
Des milliards, il y en a aussi pour payer la guerre impérialiste en Afghanistan ou pour construire de nouvelles centrales nucléaires sans prendre en compte les accidents graves survenus cet été (fuites radioactives à la centrale de Tricastin et à Romans-sur-Isère).
Misère sociale pour la majorité,
profits élevés pour quelques-uns,
crises, guerres...
C’est ça le capitalisme !
ET MAINTENANT ?
Contre ce système destructeur de vie et d’environnement, dès aujourd’hui et sans attendre les élections, il faut organiser la riposte, résister aux attaques. Pour cela il ne suffira pas d’appeler à des journées d’action à répétition, comme l’ont fait l’année dernière les directions syndicales mais bien de construire un mouvement d’ensemble. Dans nos villages, quartiers et entreprises :
– Soutenir chaque lutte des travailleurs en grève pour défendre leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail ;
– Manifester et agir au côté des jeunes, des salariés, des chômeurs, des sans-papiers de ceux qui s’opposent à la destruction de notre environnement ;
– Lutter aux côtés des populations pour que les campagnes et les quartiers ne deviennent pas des déserts à cause de la suppression des services publics ;
– Démultiplier et relayer les fronts unitaires de résistance à la politique du gouvernement, comme pour le retrait des troupes françaises en Afghanistan, contre la privatisation de La Poste, contre la construction de nouvelles centrales nucléaires, pour la régularisation de tous les sans-papiers…
Mais il nous faut aussi opposer aux politiques ultralibérales, une politique qui réponde aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques en portant un autre projet de société. Nous ne pouvons ni attendre 2012, ni confier notre avenir à ceux, dans la gauche institutionnelle, qui capitulent et ne s’opposent même pas à Sarkozy et au gouvernement.
C’est pourquoi, depuis plusieurs mois, nous travaillons au processus de construction d’un nouveau parti capable de porter la voix des luttes et ce projet de société anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe. D’ores et déjà, dans toute la France, des comités NPA se sont constitués en réponse à l’appel d’Olivier Besancenot et de la LCR. Ces comités tout en luttant participeront à l’élaboration du programme de ce nouveau parti dont le Congrès fondateur se réunira en janvier 2009.
Alors rejoignez-nous,
venez faire entendre votre voix et résister avec nous,
construisons ensemble un nouveau parti anticapitaliste,
MAINTENANT !
Téléchargez et distribuez ce tract,
parlez en autour de vous
20:35 Publié dans TRACTS NATIONAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa, comité npa nièvre 58, lcr




