10 mai 2009

Avec Valeo, tous ensemble dans la grève générale dès le 1er Mai

TOUS ENSEMBLE DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE

DÈS LE PREMIER MAI !

Alors que la crise frappe l’ensemble du monde du travail, que chaque jour sont annoncés des centaines, voire des milliers de licenciements, ce sont toujours les mêmes, PDG et actionnaires, qui en retirent le plus de profits.
En 2008, Thierry Morin, PDG de chez Valeo, a touché 4,89 millions d'euros alors que le groupe est en train de supprimer des centaines d'emplois, et ce ne sont pas moins de 5 000 postes dont il s’agit, répartis sur l’ensemble de ce groupe, 1 600 pour la France (Abbeville, Dijon et Nevers), pour le seul site de Nevers, 97 suppressions de postes sont actés.
Certes, il ne s’agit pas là d’un cas isolé, la machine à broyer les travailleuses et les travailleurs est bien huilée, la casse sociale organisée par la politique criminelle du gouvernement au service du Medef ne laisse guère de choix aux salarié(e)s et l’adage « il vaut mieux prévenir que guérir » est frappé d’inanité lorsque l’on sait que cette crise a été parfaitement orchestrée par ceux-là même qui en tirent aujourd’hui tous les profits.

CE N’EST PAS À NOUS DE PAYER LEUR CRISE !

Les mobilisations unitaires des 29 janvier et 19 mars ont montré par leur ampleur qu’un mouvement d’ensemble dans le cadre de convergences était possible. Pour autant l’insuffisance de ces rassemblements n’est plus à démontrer. Que signifie une grève générale d’une journée, si la reconduction de celle-ci n’a pas pour effet immédiat d’engager un processus unitaire de convergences sur la base de comités de grève permanents ?

Que signifie un 1er Mai porteur de la colère sociale si les syndicats, le soir même, se félicitent en esca
motant la nécessité impérieuse de rentrer dans la lutte. Nous savons que seule notre détermination à mener un combat anticapitaliste est à la hauteur de la réponse que nous devons apporter. Sur la base d’un programme d’urgence en interdisant les licenciements, en redistribuant les profits réalisés (qui sont énormes) à celles et ceux qui les ont produits, les travailleuses et les travailleurs.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste lance un appel à l’unité, toutes les forces de gauche sont concernées, les syndicats sont aussi porteur de cette responsabilité. Ensemble nous pouvons d’ores et déjà envisager de construire une autre société dont le maître mot serait le bien commun, le partage des richesses.

Nevers, le 29 avril 2009

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Valeo-29-04-09.pdf