12 septembre 2009
Contre la privatisation de La Poste !
CONTRE LA PRIVATISATION
DE LA POSTE !
Examiné lors du Conseil des ministres, le 29 juillet, le projet de loi pour faire de La Poste une société anonyme devrait être présenté au Parlement à partir du mois d’octobre.
Deux temps forts sont déjà prévus : une première journée de grève mardi 22 septembre et une consultation nationale de la population, organisée dans un grand nombre de villes, le samedi 3 octobre.
L’argument du gouvernement est particulièrement hypocrite. Il prétend que le changement de statut de l’entreprise est motivé par la nécessité de recapitaliser La Poste pour faire face à l’ouverture totale du courrier à la concurrence en 2011. En même temps, il assure qu’il ne s’agira pas d’une privatisation puisque les capitaux resteront 100 % public via la prise de participation de la Caisse des dépôts et consignation.
En réalité, les grandes manœuvres ont déjà commencé pour que l’ouverture au capital privé se fasse très rapidement après le changement de statut. Cette privatisation est d’autant plus choquante que les besoins de financement sont de l’ordre de 3 milliards d’euros. Un montant pour le moins dérisoire comparé aux dizaines de milliards d’euros que l’État a versés aux banques privées pour soutenir leur activité au cours de ces derniers mois…
Elle intervient à un moment où l’entreprise a déjà beaucoup changé. Les réorganisations sont incessantes depuis des années dans tous les secteurs pour augmenter la productivité et diminuer fortement les effectifs. Les bureaux de poste ferment par milliers, remplacés par des agences postales où l’offre est considérablement réduite. Près de la moitié des salariés sont désormais sous statut privé. C’est aussi le cas de la totalité des filiales du groupe La Poste.
Mais cette nouvelle étape aura des conséquences très importantes pour les usagers comme pour les personnels. D’ores et déjà, le non-remplacement de 4 salariés sur 5 partant à la retraite a été annoncé afin d’assurer un maximum de rentabilité.
La riposte s’annonce difficile. Des grèves souvent très dures ont eu lieu ces derniers mois pour les salaires et contre l’aggravation des conditions de travail, mais sans lien et sans plan d’ensemble. La journée du 22 septembre à l’appel de toutes les organisations syndicales est un moment très important qu’il faut absolument réussir. Encore faut-il savoir quelles en seront les suites, afin que cette journée ne soit pas que symbolique et sans lendemain. C’est aussi une des conditions pour que la mobilisation soit réussie…
Dans ce contexte, la consultation nationale organisée par le Comité national contre la privatisation, pour un débat public et un référendum sur le service public postal peut être un point d’appui précieux. C’est une campagne unitaire sans précédent depuis longtemps, avec en particulier l’appui de beaucoup d’associations de maires, qu’il reste il est vrai à concrétiser dans de nombreuses villes…
L’enjeu est d’importance. Gagner la bataille de l’opinion publique et infliger sans attendre un désaveu à la politique de Sarkozy est possible, tant ce projet paraît peu légitime, accompagné de régressions qu’il est facile d’identifier et de dénoncer. Ce sera une première étape pour encourager les luttes, construire des convergences avec les salariés et les usagers des autres services publics, et commencer à changer le rapport de forces.
Jean-François Cabral
Vendredi 11 septembre 2009
27 janvier 2009
Préparons la grève générale !
01:49 Publié dans DECLARATIONS NATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève générale, unité, nouveau parti anticapitaliste, npa nièvre, npa 58
02 décembre 2008
Lettre ouverte aux sympathisant(e)s de la LCR, aux anticapitalistes
LETTRE OUVERTE
AUX SYMPATHISANT-E-S DE LA LCR,
AUX ANTICAPITALISTES
Cher-e-s ami-e-s, camarades,
Notre mouvement politique, la LCR, est sorti des braises de Mai 68, il y a quarante ans.
Dans moins de deux mois, nous allons la dissoudre. Si nous voulons le faire, ce n’est évidemment par pour prendre nos charentaises. Au contraire : il n’y a pas moins de raisons, mais plus de raisons de se révolter aujourd’hui qu’en Mai 68.
Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous proposons de fonder avec d’autres un nouveau mouvement politique plus important que la LCR, un mouvement politique mieux implanté, dans toutes les entreprises, tous les établissements scolaires, toutes les villes et tous les villages, dans tous les quartiers populaires. Qu’existe un nouveau parti anticapitaliste, contre les discriminations, écologiste, féministe, pour la transformation révolutionnaire de la société est une nécessité absolue.
Si nous avons pris cette décision, c’est parce que nous pensons qu’aujourd’hui, des millions de salariés, de jeunes, de chômeurs, de précaires, de femmes et d’hommes ont envie qu’une gauche digne de ce nom prenne son essor. Une gauche pour tenir tête à Sarkozy en s’opposant méthodiquement à sa politique. Une gauche pour lancer la contre-offensive face à cette minorité privilégiée, qui s’en met plein les poches, ne nous laisse que les miettes et cherche à nous faire payer la crise. Une gauche internationaliste, solidaire de tous les peuples qui luttent pour leur libération. Une gauche qui veut préserver la planète des guerres et du réchauffement climatique.
La crise profonde du capitalisme met en lumière l’absurdité, le caractère totalement dépassé, la monstruosité de ce système qui se nourrit de l’exploitation et détruit l’environnement. Elle renforce notre détermination pour y mettre un terme.
Mais nous n’avons que faire d’une gauche de la conjuration des égos, dirigée par des énarques qui n’ont aucune idée concrète de ce qu’est la misère ou la difficulté à joindre les deux bouts. Le spectacle lamentable du congrès de Reims achève de discréditer la direction du PS qui se met à plat ventre devant Sarkozy et les privilégiés.
Nouveaux venus en politique, ou venus de diverses traditions, socialiste, communiste, écologiste, libertaire, révolutionnaire, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir faire du neuf !
Le nouveau parti anticapitaliste (c’est son nom provisoire) est aujourd’hui un mouvement de plus de 400 comités composé de milliers et de milliers de membres. Il va organiser son congrès de fondation à la fin du mois de janvier.
Nous savons que parmi vous, nombreux sont celles et ceux qui applaudissent ce projet mais confient à d’autres le soin de s’y engager. D’autres hésitent. D’autres encore nous disent attendre que nous ayons fondé le parti pour pouvoir y entrer. Nous vous le disons sans détour : nous avons besoin de vous toutes et de vous tous ! Et sans attendre ! Car pour propulser le NPA, il faut que nous soyons les plus nombreux possible à le fonder.
Rassurez-vous, nous ne voulons pas vampiriser tout votre temps libre, ni siphonner vos maigres revenus. Chacune et chacun trouvera sa place, à son rythme, avec ses moyens et ses envies. Nous avons juste besoin de vous, de votre énergie, de vos (saines) colères, de votre refus de l’intolérable, de votre fraternité. Chiche ?
Bien à vous,
Olivier Besancenot,
Alain Krivine,
Roseline Vacchetta,
porte-parole de la LCR
POUR PRENDRE PARTI, VOUS POUVEZ :
en parler à un(e) militant(e) de votre connaissance
Pour la Nièvre (58) :
contacter un comité près de chez vous
(voir le site http://npa2009.org/comites, onglet « comités »)
Ecrire à :
carte@npa2009.org
ou
NPA 2, rue Richard-Lenoir 93100 Montreuil-sous-Bois
on vous mettra en rapport avec un comité près de chez vous.
Le 1er décembre 2008
15:42 Publié dans DECLARATIONS NATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : npa 58, lcr 58










