28 octobre 2009

Le NPA ne veut pas faire le grand écart.

Le NPA ne veut pas

faire le grand écart

Un entretien avec Olivier Besancenot

Au journal Libération

Olivier Besancenot va constituer pour les régionales des «listes unitaires», mais sans le PCF ni le Parti de gauche.

Après avoir été dépassé par le Front de gauche (PCF et Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) aux européennes, Olivier Besancenot a engagé le NPA dans une énième tentative unitaire à la gauche du PS. Il répond dans Libération à l’offre nationale arrêtée ce week-end par les communistes.

Le PCF a choisi de partir au premier tour des régionales avec le Front de gauche, sans le PS. En êtes-vous ?

On nous parle d’une offre nationale, mais c’est une politique à géométrie variable. On sait déjà qu’il y aura entre un tiers et la moitié des régions où le PCF ira avec le PS dès le premier tour. Ailleurs, ce seront des listes Front de gauche « élargies », mais la direction du PCF pose comme préalable la constitution de majorités de gestion avec le PS. Le PCF refuse ainsi la main tendue par une partie de la gauche radicale dont le NPA, pour privilégier ses accords avec les socialistes.

Jean-Luc Mélenchon semble prêt à y aller…

On a vu que Jean-Luc Mélenchon se dit partant, on verra. Mais s’il est sorti du PS pour se fixer pour objectif de reconstituer des majorités de gestion avec le PS.

Ça sert à quoi ?

Que proposez-vous, alors ?

L’offre du PCF n’étant pas acceptable, nous allons proposer demain soir la constitution de listes unitaires de la gauche radicale, indépendantes du PS dans toutes les régions.

En quoi votre projet est-il incompatible avec celui du PS ?

Deux exemples : proposer que des régions portent plainte pour détournements de fonds publics contre les entreprises qui licencient, cela permettrait au moins aux salariés de s’appuyer sur une jurisprudence. Je ne me vois pas aller voir des salariés licenciés pour leur dire qu’on va essayer de récupérer les subventions publiques touchées par leur boîte, et au même moment voter ses subventions dans les exécutifs. On ne veut pas le faire, ce grand écart. On avait cru comprendre que le PCF non plus… Autre exemple : dans le cadre de la libéralisation totale du trafic des voyageurs, chaque région va devoir se prononcer sur la mise en concurrence des TER ; elles doivent poser un droit de veto.

Intégrer les exécutifs de gauche n’obligerait pas pour autant les élus du NPA à voter les décisions qui les dérangent…

Pour que nos élus aient leur liberté de parole, de proposition et de vote, nous pensons qu’il n’y a pas besoin d’être dans les exécutifs. La direction du PCF explique qu’elle a obtenu la gratuité des transports collectifs pour les chômeurs en Ile-de-France parce qu’elle était dedans. Nous leur avons rappelé qu’en Midi-Pyrénées, lors du mandat précédent, nos deux élus LCR avaient obtenu la même chose en lien avec les mouvements sociaux.

Estimez-vous avoir joué le jeu de l’unité ?

Après les européennes, on a constaté l’émergence d’un bloc de centre gauche autour du PS, Europe Écologie et Modem. Ces trois courants jouent la concurrence au premier tour pour se disputer le leadership, mais n’insultent pas l’avenir. La discussion est de savoir si, à ce bloc de centre gauche, on oppose un bloc de la gauche radicale, fort de ses nuances et de sa diversité, mais qui assume son indépendance.

Encore une fois, on a l’impression que l’enjeu est de rejeter sur l’autre la responsabilité de la désunion…

L’unité de la gauche radicale, ce n’est pas une fois l’union avec le PS et une fois avec le NPA. J’espère que du côté du PCF ces discussions unitaires n’étaient pas des postures pour faire monter les enchères avec le PS.

N’allez-vous pas faire le jeu de la droite qui part unie ?

La droite part unie car une orientation, l’UMP, a su gagner l’hégémonie politique sur les autres courants. À gauche, certains peuvent se dire : ce qui se passe autour du Modem, d’Europe Écologie et du PS sera le meilleur moyen de dégager Sarkozy. C’est une illusion. Nous, nous avons intérêt à créer l’événement en disant : « Pour une fois, on s’assume ensemble, on s’affranchit de la tutelle du PS, et on aura des élus pour contester son hégémonie. » Qu’on ne nous dise pas que faire ça, c’est refuser de battre la droite : il y a des possibilités de « fusions démocratiques » qui respectent la proportionnelle au second tour. On demande un accord au PS sur cette base. Ce qui manque dans les régions aujourd’hui, c’est une bonne opposition de gauche.

Le NPA ne va-t-il pas jouer à gauche le jeu que le FN à longtemps eu à droite ?

Comme allié de la droite, on fait mieux… Si une partie de la gauche institutionnelle n’est pas capable de se remettre en cause et préfère se trouver des boucs émissaires, ce n’est pas de notre faute. Sur le fond politique, on nous traite de diviseurs. Les socialistes savent très bien se tirer dans les pieds tout seuls. Électoralement, quand le PS et la gauche se portent bien comme aux dernières municipales, nous aussi. Et quand le PS descend, comme aux européennes, nous ne faisons pas une percée fracassante : 5 % ! Ceux qui leur grappillent des voix sont du côté du Modem et d’Europe Écologie. On ne peut pas nous dire : « Vous êtes les diviseurs qui piquez des voix à la gauche, et vous vous êtes cassé la gueule aux européennes ! » Qui a fait la démonstration à gauche qu’il était efficace pour battre Sarkozy ? Un peu d’humilité ! Le problème n’est pas de faire un coup électoral, mais de consolider un bloc anticapitaliste dans les années qui viennent.

Olivier Besancenot, ministre dans un gouvernement de gauche ?

J’entends 10 000 fois dire : « Olivier, avec ta grande gueule tu vas y aller et imposer tes idées » Il faut expliquer que des accords de gestion, c’est tout sauf un mec qui met un coup de pression à un autre. Dans un exécutif régional ou national, il y a une orientation. Pas deux. On vote quotidiennement pour ou contre telle privatisation, telle subvention à la formation, à l’école privée…

Vous êtes anticapitaliste et n’engrangez pas sur la crise. Vos appels à la grève générale ont tourné court au printemps…

Certains nous avaient annoncé un grand boulevard pour les anticapitalistes au moment du congrès de formation du NPA, en pleine crise et après la première journée de grève générale. Les mêmes nous expliquent aujourd’hui qu’on est morts et enterrés et que nos militants se sont barrés. La réalité est entre les deux : le NPA est une organisation qui compte 10 000 militants et s’est stabilisée dans une situation de reflux social et politique. Si on veut éviter un second quinquennat de Sarkozy, il faut fragiliser sa politique maintenant. Je pense qu’on peut remporter une victoire contre la privatisation de La Poste. Résistons ensemble face à la droite. Pendant dix ans, le PS a estimé que, pour être fréquentables dans les mobilisations sociales, il nous faudrait accepter d’aller dans un gouvernement avec Aubry, Bayrou et Cohn-Bendit. Ça n’a pas marché, tout le monde s’en mord les doigts. Résultat, à mi-mandat, Sarkozy n’a pas enregistré de défaite sociale majeure.

Libération, le 27 octobre 2009

13 octobre 2009

Le visage du recentrage : Jean-Christophe Le Duigou

arton36155.png

Le visage du recentrage :

Jean-Christophe Le Duigou

Le journal Fakir vient de paraître avec un long dossier intitulé « Mais que font les syndicats ? » Dedans, des reportages de l’usine Goodyear au procès des Continental, jusqu’à une carte postale apportée à Bernard Thibault. Cet article trace le portrait du méconnu, et néanmoins influent, n° 2 de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou.

« Bonne nouvelle » se réjouit Valeurs actuelles, « le premier hebdomadaire libéral de droite » : « Le secrétaire confédéral de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou, vient de rejoindre son corps d’origine, l’administration des impôts, avec une promotion : il sera conservateur des hypothèques. (…) Tout cela montre quand même une formidable capacité de récupération de notre système. »

Rares sont les syndicalistes, luttant dans leur entreprise, à obtenir ainsi une « promotion ». D’autant plus après trente années d’absence comme permanent. À moins que l’État ne délivre ici une récompense.

« Confrontations » feutrées

Peu d’hommes, en effet, auront autant œuvré pour l’abandon, à la CGT, du syndicalisme de lutte. Pour l’acceptation, en 2003, de la réforme des retraites – puis des régimes spéciaux en 2007. Pour le « Oui », évidemment, au Traité constitutionnel européen. Pour la transformation de l’« adversaire patronal » en « partenaire social » – et pas seulement à la table des négociations.

Il a ainsi cofondé, en 1991, le « lobby d’intérêt général » « Confrontations Europe », où il côtoie Jean Gandois (ex-n° 1 du CNPF, ancêtre du Medef), Jean Peyrelevade (ancien PDG du Crédit Lyonnais), Michel Pébereau (PDG de BNP Paribas), Franck Riboud (PDG de Danone), Francis Mer (ex-PDG d’Usinor, ministre de l’Économie de Raffarin). Nul doute que ce « mouvement civique », financé par l’Union européenne, contribue à une violente « confrontation » des points de vue…

La preuve : siégeant au Fonds de Réforme des Retraites, Le Duigou a approuvé, sans tiquer, que cet argent public soit placé sur les marchés financiers : « Le choix, dès 2002, a été d’investir dans des entreprises cotées pour soutenir l’économie », explique-t-il. Spéculer en Bourse devient « soutenir l’économie » : Christine Lagarde ou Laurence Parisot ne diraient pas mieux. Grâce à ce choix judicieux, le FRR vient de perdre 7 milliards d’euros. Notre avenir est assuré…

Fkr42_frontpopu_2-1-08bb4.jpg

Direction intellectuelle

Sa pensée social-libérale n’est pas isolée. Elle irrigue tout l’appareil.

« Pourquoi Bernard Thibault n’est-il pas venu à Goodyear ? »

Je questionne Christophe Saguez, cette fois. Le secrétaire de l’Union départementale de la Somme.

« On l’a sollicité, mais son emploi du temps ne le permettait pas. Et l’objectif, pour la CGT, c’est d’être dans la proposition, plus que dans la contestation – qui est bien souvent une fausse radicalité. »

Il me tend un quatre pages, Défendre et développer l’emploi et l’industrie.

Ancien salarié de Procter, Christophe est un gars sympa.

Qui ne veut se fâcher ni avec la base ni avec le boss.

Qui n’affirme rien de trop tranché.

Qui prête sa voix à l’appareil.

Je le titille sur ma marotte :

“Qu’est-ce que tu penses du protectionnisme ?”

– Les hommes ont toujours tenté de développer le commerce avec d’autres pays, ce qu’il faut c’est un développement harmonieux… Les choses se jouent dans le cadre de la Confédération européenne des syndicats, c’est au niveau européen qu’on peut gagner des droits…

– Mais c’est du vent, la CES ! je le brusque.

– Pas du tout : malgré des limites, on trouve là des points d’appuis importants. »

La vulgate, encore.

Tant mieux : preuve que l’organisation fonctionne.

Qu’elle tient un discours, de ses dirigeants à ses permanents.

Mais d’où lui viennent ces idées ? Je lui demande :

« On a plein de littérature syndicale, notre revue d’abord. » Il me montre Analyses et documents économiques, n° 111-112 ».

« Tu peux l’emporter. »

Merci.

Je le feuillette.

En page 2, « Analyses et documents économiques est placé sous la direction de Jean-Christophe Le Duigou. »

En page 9, le dossier « Face à la crise, quelle politique de relance ? » offre un papier du même Jean-Christophe Le Duigou :

« Cinq priorités pour une politique industrielle » :

1, « Donner la priorité au développement des emplois et des qualifications » ;

2, « Accroître l’effort de recherche et d’innovation » ;

3, « Une politique de l’énergie cohérente » ;

4, « Assurer le financement de la croissance des entreprises » ;

5, « Recréer les conditions d’une démocratie économique en France et en Europe. »

Je survole, maintenant, le quatre pages, Défendre et développer l’emploi et l’industrie, avec ses « Cinq priorités pour une politique industrielle et de développement de l’emploi ». Les mêmes que dans la revue (« reconnaissance des qualifications », « recherche et innovation », etc.), sauf que la 4 et la 5 sont inversées. Aucune proposition « démagogique », par exemple sur des « taxes douanières contre le libre-échange », ou sur « la confiscation des profits », etc.

C’est un levier discret, mais essentiel : la fraction la plus centriste détient, à la CGT, l’outil intellectuel. Qui maintient le débat économique dans les limites convenues. Dont les propositions mesurées sont reprises dans des tracts, sur des affiches. Bref, qui orientent la réflexion des militants.

Représentatif

evolcgt.png

L’ironie, bien sûr, c’est que Le Duigou a, sur les retraites, accompagné les reculs successifs. Tandis que la sienne, fin 2009, s’annonce dorée : « Sa promotion lui permettra de partir dans de bonnes conditions, relate Le Monde, la pension des fonctionnaires étant calculée sur les six derniers mois de salaire » – qui s’effectuent, pour lui, dans « un des postes les mieux payés de Bercy ».

C’est un indice, à coup sûr, d’une évolution de la CGT : centrale ouvrière désormais guidée par un haut fonctionnaire – qui ne saborde pas sa carrière. La confédération est désormais truffée d’« experts » : depuis 1965, le nombre de permanents au sommet était multiplié par cinq – tandis que les adhérents étaient divisés par trois. Et cette CGT respectable se tourne vers les cadres supérieurs – plus volontiers qu’elle ne cause de « prolétaires »…

François Ruffin

12 octobre 2009

http://www.fakirpresse.info/

11 octobre 2009

Mélenchon au secours de l'impérialisme français

Mélenchon au secours

de l’impérialisme françaiS

Participant le dimanche 6 septembre sur France Inter à une table ronde*, Jean-Luc Mélenchon a déclaré au cours des débats sur la situation au Gabon : « … spontanément, il est toujours de bon ton de hurler contre ce qui est en place. Moi, je vois pas les choses comme vous, je ne suis pas d’accord sur le lien automatique que l’on fait entre la France et un certain nombre d’intérêts. Il y a des intérêts qui se défendent, sur place, ils n’ont pas besoin, ni de vous, ni de moi, pour se défendre, je le signale juste par parenthèse, ni même besoin des institutions de notre République. Premier exemple. Oui, oui, car il s’agit de mon pays et je ne suis pas d’accord pour qu’à tout propos, on traîne la France dans la boue, dans des histoires pour lesquels les Français ne sont pas forcément impliqués. Je ne suis pas d’accord, j’ai le droit, c’est ma manière d’être un patriote. (“C’est très bien, acquiesce un intervenant”) ».

Le « patriote » Mélenchon ne voit ni le pillage du Gabon par les grands trusts, ni l’intervention des Sarko boys (en premier lieu desquels l’avocat vétéran de la Françafrique Robert Bourgi) dans la dernière élection présidentielle gabonaise. Il ne faut donc pas compter sur lui pour « hurler contre ce qui est en place » , c’est-à-dire contre le pillage du Gabon par l’impérialisme français.

Mais qui donc a eu l’idée saugrenue d’affirmer que Mélenchon se situait à « gauche de la gauche » ?

* Èmission C’est demain la veille, de Pierre Weill, du dimanche 6 septembre à 18 h 10.

Article paru dans le dernier numéro de Convergences révolutionnaires,

N° 65 - septembre-octobre 2009

CONVERGENCES RÉVOLUTIONNAIRES

10 mai 2009

Olivier Besancenot veut "renforcer les liens anticapitalistes" en Europe

Olivier Besancenot
veut "renforcer les liens anticapitalistes"
en Europe

MADRID (AFP) — Olivier Besancenot, leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a dit vouloir "renforcer les liens anticapitalistes" en Europe en participant samedi soir à Madrid à un meeting de la formation "Gauche anticapitaliste".

Il s'agit d'un nouveau parti espagnol formé fin 2008 sur le modèle du NPA et qui a présenté une liste aux élections européennes du 7 juin prochain.

M. Besancenot avait participé à une réunion similaire samedi dans la journée à Barcelone (nord-est) et vendredi à Porto (Portugal). Il compte se rendre prochainement en Pologne.

Il faut "renforcer les liens anticapitalistes" en Europe entre tous ceux qui portent "le même type de projet" que le NPA, a-t-il déclaré à la presse, avant le meeting électoral rassemblant quelque 400 personnes, pour expliquer sa présence à Madrid.

"On ne va pas changer le monde à partir du Parlement européen, mais ce serait bien bien d'avoir des représentants anticapitalistes" dans cette enceinte, a ajouté M. Besancenot.

Il se présente en position non éligible dans la liste NPA pour les européennes en Ile de France. Les derniers sondages attribuent au NPA quelque 7 % des intentions de vote pour le 7 juin.

Interrogé à ce sujet, M. Besancenot s'est contenté de rappeler que les forces qu'il représentait avaient obtenu 3 % des voix aux dernières élections européennes.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

03 avril 2009

Lu dans le Journal du Centre à propos de Valeo

LES POLITIQUES UNIS ET

MOBILISÉS POUR VALEO

Martine Carrillon-Couvreur, députée de la Nièvre, et huit députés d'autres départements français ont posé, hier, à l'Assemblée nationale, la question préparée par Gilbert Mathon, député de la Somme, concernant les sites Valeo touchés par les suppressions de postes.

Quels sont les motifs d'une telle union qui dépasse les frontières des départements et des régions, et des clivages politiques ? Nous sommes dans un contexte bien particulier avec Valeo car les 1.600 suppressions d'emploi annoncées en France concernent vingt-sept sites en tout*. Nous ne sommes pas dans le cas où disparaîtraient 1.600 empois dans une même ville. Là, il y a un impact fort qu'on ne ressent peut-être pas lorsqu'il s'agit de vingt ou trente sur un site, un peu partout dans l'Hexagone. Il faut donc se mobiliser tous ensemble pour alerter le gouvernement et les dirigeants. C'est pourquoi nous avons pris cette initiative et aujourd'hui, nous sommes tous unis.

Quelles initiatives seront concrètement prises ? Les huit députés et moi allons envoyer dès demain matin (NDLR : ce matin) un courrier à la direction de Valeo et un courrier à Jean-Louis Borlo, en tant que ministre de l'Aménagement du territoire parce qu'il doit dire ce qu'il envisage sur le territoire.

La mobilisation des députés est-elle suivie par d'autres élus politiques ? Oui, tout le monde se mobilise. Les choses se mettent en place. Les maires des villes concernées ont, également, décidé d'entamer des actions. De leur côté, ils ont demandé un rendez-vous avec la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagarde. Et puis, des rencontres avec les préfets sont programmés. Ici, dans la Nièvre, le maire, Didier Boulaud, et le président du conseil général, Marcel Charmant, ont rencontré lundi, Gilbert Payet, le préfet de la Nièvre, en présence d'une délégation des salariés de Valeo Nevers, site où 97 postes seront supprimés. Donc, malgré l'éclatement des sites de cette société, la mobilisation est en marche !

Nous nous battons pour que le gouvernement exige des contreparties et contrôle les décisions chez Valeo. Comment peut-on accepter d'un côté la suppression des postes et de l'autre voir le PDG Thierry Morin empocher plus de 3 millions d'euros ?

(*) Amiens, Bobigny, Limoges, Athis, Créteil, La Suze, Laval, La Verrière, Nogent, Reims, Mazamet, Annemasse, Mondeville, Angers, Etaples, Isle d'Abeau, Saint-Ouen l'Aumône, Chatellerault, Issoire, Reilly, Abbeville, Nevers, Dijon, Cergy Pontoise, Sablé, Sainte Florine, Bayen (Paris ? siège social).

Vous pouvez réagir à cet article

Journal du Centre

Le 1er avril 2009

02 mars 2009

Prenons-en de la graine !

PIQUE-NIQUE RÉVOLUTIONNAIRE
À AUCHAN SAINT-PRIEST

Grosse agitation hier à midi : des militants du parti d’Olivier Besancenot ont pris des marchandises dans les rayons pour les distribuer aux clients, à l’intérieur de l’hypermarché.

Ils appellent ça « pique-nique de faim de mois ». Nouvelle méthode d’action pour forcer les grandes surfaces à diminuer les prix. Dans le tramway qui serpente hier vers Saint-Priest, Camille règle les derniers détails de l’opération en s’interrogeant à haute voix : « On l’a déjà fait à l’automne chez Carrefour à Vénissieux et ça ne s’est pas bien passé. On va voir s’ils seront plus accueillants ici. » Les portes s’ouvrent. Terminus. Il est midi et la quinzaine de militants du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) débarque sur le parking ensoleillé de l’hypermarché Auchan. « Par petits groupes, les gars, par petits groupes, sinon on va se faire repérer », conseille l’un d’eux.

À tour de rôle, ils s’engouffrent dans les allées du magasin, munis d’un panier à courses. « On commence par les bonbons, ça plait aux mômes » glisse un jeune adhérent. Un tour au rayon bio pour du jus de fruit, pendant que les autres font provision de biscuits. Quelques verres en plastique, des assiettes… Le rythme s’accélère, le pouls aussi. « Vite! » presse un militant, « il est bientôt 12 h 25. » L’heure « H » pour déclencher l’opération. Au centre de l’allée principale, une nappe est déroulée sur une table repérée à l’avance. « On y va ! » Une militante prend sa respiration et s’écrie : « Mesdames et Messieurs, c’est la redistribution dans la grande distribution ! Le prix des céréales baisse de 50 %, le prix des coquillettes augmente de 32 %, à qui le profit ? La grande distribution vous grignote. Venez, c’est Auchan qui offre » Les sachets s’ouvrent et les verres se remplissent. Stupéfaits, les clients osent à peine s’approcher. Un, puis deux, puis trois, franchissent le pas. Ce sera tout. En moins de 2 minutes, les agents de sécurité sont là. « Sortez maintenant ! Vous sortez ! » Les militants sont ceinturés et poussés vers la sortie, manu militari. Des clients filment la scène avec leurs portables : « Vous avez vu ça ? » Dans la cohue, des verres tombent par terre, et le liquide se répand au sol. Un employé patine. C’est la chute. Une militante du NPA dérape à son tour. Cris, hurlements. « Non-violence ! » répètent ses amis. Cinq clientes applaudissent : « Laissez-les faire, ils ont raison ! Moi, je prends que des premiers prix tellement c’est cher. » Au bout de cinq minutes, tout le monde est dehors, sous bonne escorte. Les policiers ont été prévenus. Deux militants sont embarqués. Ils passeront une partie de l’après-midi en garde-à-vue. Le magasin a porté plainte au commissariat local, notamment pour « dégradations ». « C’est du vol, consommer sur place, c’est illégal et de la marchandise a été saccagée », proteste le directeur de l’hypermarché, Roger Soriano, joint plus tard par Le Progrès. « Leur opération est d’autant plus navrante que nous donnons des marchandises à la banque alimentaire toute l’année ! » L’enseigne affirme que « deux de ses employés ont été blessés, l’un étant arrêté pour la semaine ». Un militant du NPA se réserve, lui, le droit de porter plainte pour « coups » : il a fait établir un constat médical.

Nicolas Ballet nballet@leprogres.fr

27 février 2009

Les anticapitalistes gagnent du terrain...

LES ANTICAPITALISTES GAGNENT DU TERRAIN
AUX DÉPENS DES SOCIALISTES FRANÇAIS

(Traduit de l’espagnol par A.R.)

D’après un sondage, Olivier Besancenot, le dirigeant de la gauche radicale, passe devant Martine Aubry, la nouvelle secrétaire du PS.
Quelques jours après que Ségolène Royal avait perdu l’élection au poste de secrétaire générale du Parti socialiste français face à sa concurrente Martine Aubry, un ami militant de son courant s’était approché d’elle et lui avait dit : « De toute façon, Ségolène, cela aurait été un enfer. Si tu avais été élue, ils t’auraient fait la vie impossible. Regarde leur degré de haine. Ils ne t’auraient pas laissé souffler une minute. »
Eux, évidemment, ce ne sont pas les membres de l’UMP, le parti de centre-droit du président Nicolas Sarkozy ; eux, ce sont les camarades socialistes qu’elle avait affrontés pendant la consultation. La fuite concernant ces lignes ne vient bien évidemment pas non plus d’un membre de la droite. Elle a son origine dans le dernier livre de Ségolène Royal intitulé Femme debout.
Le PS a littéralement été cassé en deux le soir du 22 novembre 2008 où, après, un recomptage interminable, c’est Martine Aubry qui s’est imposée sur l’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, par une ridicule différence de 44 bulletins dans une consultation ayant impliqué plus de 130 000 militants. Martine Aubry a obtenu ce soir-là un triomphe amer, contesté, venant après un congrès raté et inutile et après des semaines épuisantes où tous les courants n’ont eu de cesse de pilonner les factions opposées.
Depuis lors le Parti socialiste, qui ne gagne pas une élection présidentielle depuis 1988, est KO debout, essayant de faire bonne figure après les baffes qu’il s’est administrées lui-même. Martine Aubry a, malgré tout, commencé à mettre en place une opposition centrée sur la critique de la gestion des mesures anticrises adoptées par Sarkozy. Ces derniers jours, par ailleurs, on assiste à des travaux d’approche entre les deux courants qui, il y a quelques mois, étaient irréconciliables. Mais il y a une donnée révélatrice qui plombe le moral des socialistes français en leur faisant miroiter les perspectives les plus sombres : d’après un récent sondage, les Français considèrent Olivier Besancenot, le dirigeant du Nouveau Parti Anticapitaliste, comme le meilleur opposant politique au président Sarkozy. C’est l’opinion de 23 % des sondés. Loin devant Martine Aubry (13 %) et Ségolène Royal (6 %).
D’un côté, donc, ce facteur smicard, admirateur du Che et des zapatistes et défendant, brut de décoffrage et sans crainte de paraître archaïque, la nationalisation du système bancaire ou la lutte des classes, est en train de mordre sur la gauche du PS et s’affirme comme le chef de file atypique d’une gauche française déboussolée et décontenancée.
D’un autre côté, malgré les efforts de Martine Aubry, la mobilisation dans la rue, provoquée par le malaise social que suscite la crise, est prise en charge et monopolisée par les syndicats et non par le PS. Le 29 janvier dernier, les centrales syndicales se sont montrées capables de mobiliser plus d’un million et demi de personnes. Martine Aubry et ses collaborateurs étaient là…, comme invités.

Antonio Jimenèz Barca, El Pais

Correspondance de Paris 22-02-2009

19 janvier 2009

Nicolas Sarkozy veut criminaliser le mouvement social

BESANCENOT :
« NICOLAS SARKOZY VEUT CRIMINALISER
LE MOUVEMENT SOCIAL »

Porte-parole de la LCR ,Olivier Besancenot lancera son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) les 7 et 8 février prochain. Il publie également, avec Daniel Bensaïd, Prenons parti. Pour un socialisme du XXIe siècle (Ed. Mille et Une Nuits).

Après les incidents de la gare Saint-Lazare, Nicolas Sarkozy a accusé le syndicat SUD, dont vous faites partie, de « casser le service public »…

Olivier Besancenot. Nicolas Sarkozy est mal placé pour parler de cela.
Lui et son gouvernement passent leur temps à démanteler le service public, que cela soit les transports ferroviaires, la santé, la Poste… Partout il y a des suppressions d’emplois. Les vraies raisons du conflit à Saint-Lazare sont là. La direction de la SNCF demande aux cheminots de faire rouler plus de trains avec moins de personnels, quitte à jouer avec la sécurité.

Le président de la SNCF a présenté ses excuses aux usagers. SUD n’aurait-il pas dû faire de même ?

Les grévistes ne sont pas responsables de la situation ! Pendant trois semaines, la direction a refusé de négocier. Je comprends la colère des usagers. Mais ça ne retire rien à ma solidarité avec les grévistes. Les cheminots ne luttent pas pour des droits corporatistes mais pour que les services publics fonctionnent bien.

Beaucoup disent que l’extrême gauche est derrière SUD. Que répondez-vous ?

C’est inexact. Il suffit de regarder SUD-PTT pour constater qu’il y a des militants d’autres partis politiques dans ce syndicat. Nicolas Sarkozy a une volonté : taper fort sur tous ceux qui contestent. Le DAL (NDLR : Droit au logement) a été condamné à 12 000 € d’amende. Le gouvernement veut faire des exemples car il a peur de l’extension des conflits, de la jonction entre grévistes. Partout dans les entreprises du privé, où on se bat, il y a des mises à pied, des licenciements. Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social.

Vous êtes convoqué mardi au commissariat de Nanterre après une plainte d’un cadre de La Poste qui aurait été violenté lors d’un rassemblement auquel vous participiez…

Il n’y a eu aucun contact physique. Témoignages et vidéos le prouveront. Nous sommes trois convoqués et allons demander une confrontation avec la prétendue victime. J’ai la conscience plus que tranquille.

Que reprochez vous au plan de relance proposé par le président ?


Nicolas Sarkozy n’agit que pour les riches. Son plan de sauvegarde, c’est pour les banques, pour les capitalistes. Nous, nous proposons un plan de sauvegarde pour le peuple, pas pour les banques. Il faut d’abord essayer de satisfaire la demande sociale. Augmenter les salaires, interdire les licenciements, créer de nouveaux services publics, c’est le seul moyen à terme de retrouver de la rationalité économique.

Selon vous, nous n’assistons pas uniquement à une crise du système capitaliste financier ?

Non, la crise actuelle c’est la crise du capitalisme tout court. C’est d’ailleurs pour ça que Sarkozy est complètement à l’ouest. Le président est anachronique quand il dit qu’on pourrait revenir à un gentil capitalisme industriel contre un méchant capitalisme financier. Car le capitalisme financier est né des entrailles mêmes du capitalisme industriel.

Pourtant Nicolas Sarkozy demande aux banques qui veulent être aidées de limiter le versement des dividendes aux actionnaires…

C’est une posture, un affichage politique de plus. Nous, nous proposons de réunifier toutes les banques privées et publiques dans un seul service public bancaire qui serait sous le contrôle des salariés et des consommateurs et qui aurait le monopole du crédit pour financer l’investissement.

Vous avez participé à une manifestation contre l’offensive israélienne à Gaza au cours de laquelle il y a eu des slogans antisémites. Cela ne vous gêne pas ?

Si de tels slogans ont été lancés, je les condamne. Mais ce que nous retenons avant tout, c’est la force du soutien au peuple palestinien. Des Blacks, des Blancs, des Beurs, tous dans la rue pour défendre le droit des Palestiniens. Cette fois, il ne s’agissait pas de célébrer Zidane au moment de la Coupe du Monde. Voilà ce qui inquiète les responsables de ce pays : que la jeunesse black-blanc-beur se mêle de questions internationales. Ce mouvement de masse est la meilleure garantie contre la recrudescence d’actes antisémites et islamophobes. Je suis donc tout à fait à l’aise.

Craignez-vous une montée des tensions entre communautés ?

Je ne fais pas d’angélisme. Il y a en effet des courants organisés et des personnes qui cherchent à propager la haine. Les quartiers populaires sont exposés, c’est vrai. Mais l’antisémitisme est aussi enraciné dans une France bien blanche, riche, et bien d’extrême droite…

A trois semaines de son congrès de fondation, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) affiche à peine 8 000 adhérents, êtes-vous inquiet ?

Le Téléthon militant, ce n’est pas notre truc. La LCR revendiquait 3 200 militants. Le NPA en est aujourd’hui à 7 700. C’est déjà une petite… révolution. Nous, on n’a pas cherché à faire du chiffre grâce à Internet mais à créer une organisation cohérente. Le nouveau parti affichera tôt ou tard 10 000 membres. Ma crainte est ailleurs : ceux qui aujourd’hui nous rejoignent resteront-ils sur le long terme ? Je souhaite que tous trouvent leur place.

Les européennes de juin seront le premier test électoral du NPA. Serez-vous candidat ?

Nous prendrons une décision après le congrès de fondation, lors de la première direction nationale qui se tiendra quelques semaines après. Je serai là où le parti décidera que c’est le plus utile.

Mais le militant que vous êtes craint-il d’avoir un mandat électif ?

Absolument pas, mais je n’en fais pas non plus une obsession. Avoir des élus au Parlement européen sera utile, notamment pour aider au lancement du NPA. Mais le vrai test, c’est la mobilisation sociale.

Propos recueillis par Eric Hacquemand et Rosalie Lucas
Le Parisien

31 décembre 2008

Qui sont les terroristes ? Qui terrorise qui ?

QUI SONT LES TERRORISTES ?
QUI TERRORISE QUI ?

Par Alain Badiou, Eric Hazan

Collectif Les mots sont importants

L’ex-préfet pasquaïen Jean-Charles Marchiani, reconnu coupable de recel d’abus de biens sociaux — pour avoir touché illégalement des commissions à hauteur de 10 millions de francs — et mis en examen pour avoir pris part à un trafic d’armes avec l’Angola, vient d’être gracié par le président Sarkozy après seulement six mois d’emprisonnement, à l’heure où Julien Coupat croupit encore en prison sans jugement, sous prétexte qu’il est simplement soupçonné (1) d’avoir saboté des caténaires SNCF (2). Seulement voilà, ce sabotage présumé est élevé par l’Etat sarkozyste au rang d’acte terroriste, qualification qui justifie – elle ne sert qu’à cela – toutes les mesures préventives et tous les traitements d’exception...
Alain Badiou et Eric Hazan reviennent, dans le court texte qui suit, sur ce mot de plus en plus important, dont le rôle est décisif dans la pensée et la rhétorique d’État de nos sociétés dites démocratiques : le mot terrorisme.


« Entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur. »

C’est la définition du terrorisme dans le Code pénal. Une telle entreprise, concertée et de grande ampleur, est menée sous nos yeux depuis des mois. Pour l’intimidation, les moyens sont nombreux et variés : contrôles au faciès dans la rue, rondes menaçantes des GPSR (Groupes de protection et de sécurisation des réseaux) avec leurs chiens d’attaque dans le métro, filtrage des issues des cités par la police, surveillance des banlieues depuis le ciel par des drones à vision nocturne. Sans compter l’intimidation des journalistes, menacés de perdre leur place sur appel téléphonique d’en haut.

Pour ce qui est de la terreur, la récente irruption des forces spéciales cagoulées et surarmées, à l’aube, dans un petit village de Corrèze a été filmée et photographiée, si bien que la France entière a pu imaginer l’effroi des enfants devant le surgissement de ces extra-terrestres.

On n’a pas oublié la mort de Chulan Zhang Liu, cette fillette chinoise qui s’est jetée par la fenêtre, l’an dernier, tant elle était terrorisée par un contrôle de police à la recherche de sans papiers.

Ni les adolescents qui poussent l’indiscipline jusqu’à se pendre dans leur prison.

Ni les fillettes du collège de Marciac terrorisées par les chiens renifleurs.

Sans oublier la terreur des malades mentaux qui peuplent les prisons et les bancs publics par grand froid, et auxquels le chef de l’État a promis des mesures techno-médicamenteuses appropriées à la menace qu’ils représentent.

La lutte antiterroriste, avec ses sœurs cadettes que sont la lutte contre l’immigration clandestine et la lutte contre la drogue, ces luttes n’ont rien à voir avec ce qu’elles prétendent combattre. Ce sont des moyens de gouvernement, des modes de contrôle des populations par l’intimidation et la terreur. Ceux qui tiennent aujourd’hui en mains l’appareil d’État ont conscience de l’impopularité sans précédent des mises à la casse qu’ils appellent des réformes. Ils savent qu’une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine. Ils mettent en place un système terroriste pour prévenir et traiter les troubles graves qu’ils prévoient. Les événements de Grèce viennent encore renforcer leurs craintes, dont on peut penser qu’elles sont assez fondées. Car, comme il est écrit à l’article 35 de la Constitution de 1793,

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Notes

1. Sur la base d’un dossier manifestement vide, au demeurant. Sur cette affaire, cf. le site de la LDH de Toulon, et le Témoignage du père de Julien Coupat. Cf. aussi Maître Eolas, Quelques mots sur l’affaire Coupat.
2. Sabotage qui, quelle que soit l’identité du, de la ou des responsables, est de l’avis général un acte qui ne met en danger aucune vie humaine.

16 octobre 2008

A propos d'un article du Journal du Centre

Suite à la réunion sur le démantèlement des services de soins qui s’est tenue le 11 octobre 2008, salle du Vieux-Château, à Cosne-sur-Loire et dont le Journal du Centre rend compte sous la signature de Pierre Brérard, dans son édition datée du lundi 13 octobre 2008, titré Allons tous dans le même sens, je tiens à manifester ma vive désapprobation quant à la teneur des propos tels qu’ils sont rapportés et qui ne correspondent en rien aux différentes interventions qui ont eu lieu pendant ladite réunion.

Il n’est pas question pour moi de laisser passer pour vrai, sous prétexte qu’il s’agit d’un article du Journal du Centre ce qui est faux dans la mesure où je n’ai rien dit de tel.

Cette réunion était l'occasion d'informer la population sur la nécessité d'une riposte contre le démantèlement des services de soins de proximités, de se mobiliser pour la défense des services publics (La Poste, les licenciements, etc.).

Nous avons déploré l'absence des partis politiques qui étaient invités à participer à ce débat, seule la LCR/NPA a répondu à cette invitation et est prête à s'investir dans les futures mobilisations dans le bassin cosnois.

Marie

Toutes les notes