03 juin 2008

Compte-rendu de la réunion du 31 mai 2008

 
SIXIEME REUNION NEVERS
31 MAI 2008
 

Présents : 6 dont 2 LCR
Absents excusés : 3
Absents non excusés : nombreux

Dès 12 heures un comité de pilotage local (Marie, Thierry [délégué(e)s du comité], Patrice) s’est réuni afin de rédiger un ordre du jour pour la réunion qui devait débuter à 14 h 30.

A l’heure prévue, début de la réunion avec présentation de l’ordre du jour par Marie.
Vote pour l’adoption de l’ODJ. Adopté à l’unanimité.

ORDRE DU JOUR

I- Mise en place d’une commission pour la rédaction d’un nouvel appel local.

II- Présentation de la situation sociale locale, état des lieux des luttes dans la Nièvre.

III- Le NPA pour quoi faire ?

IV- Le NPA et les autres organisations.

V- Le NPA, un programme révolutionnaire.

VI- Le NPA et l’écologie.

VII- Le NPA et l’internationalisme.

VIII- Cotisations, adhésions au comité nivernais.

IX- Lecture des questions qui seront traitées lors de la coordination nationale des 28 et 29 juin.

 

I

La trop faible participation à cette réunion n’a pas pu permettre de réunir une commission de rédaction pour le nouvel appel NPA. Nous avons décidé de remettre à la prochaine réunion la rédaction de ce nouveau texte qui pourra s’élaborer à partir des contributions que chacun est tenu d’apporter et d’argumenter afin d’obtenir un ensemble de notes, qui sera remis à un camarade élu pour la circonstance et chargé de rédiger le texte au final présenté et amendé par l’« assemblée ».

II- PRÉSENTATION DE LA SITUATION SOCIALE LOCALE,

PERSPECTIVES DANS LA NIÈVRE.

Prise de parole de Thierry qui nous a fait un bref exposé concis de la situation nationale et locale. La situation locale ne permet pas aujourd’hui de traduire une pérennité des luttes même si le bassin cosnois est régulièrement agité par des grèves sporadiques que les directions syndicales s’appliquent à endiguer afin d’éviter toute possibilité de convergences, l’émergence d’un mouvement d’ensemble. C’est un constat qui ne concerne pas uniquement la Nièvre. Toutefois, il est bon de noter que nos forces, numériquement faibles, ne nous permettent pas d’envisager une présence qui devrait être quasiment quotidienne sur le terrain, que la distance kilométrique qui sépare les militants de la LCR (pour ne parler que de ceux-là) est un obstacle quasi permanent pour les actions collectives, qu’il s’agisse des manifestations sur Nevers ou d’autres rassemblements. Il n’est pas rare de se retrouver à deux militants pour être porte-drapeau et en même temps distribuer les tracts. Mais la distance kilométrique n’explique pas tout et il serait bon que certains camarades fassent un effort afin de pallier ce déficit militant. A l’avenir, la mobilisation autour du NPA semble présager d’une meilleure participation, d’un engagement plus constructif.

III- LE NPA, POUR QUOI FAIRE ?

C’est justement à la lumière des événements et par le bilan des politiques menées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis une trentaine d’années, que nous pouvons éclairer sur la nécessité de ce nouveau parti. L’échec de la gauche sur un véritable programme d’urgence à mettre en œuvre pendant sa période gouvernementale, le coup du 21 avril 2002 et le retour en force d’une droite qui se targue d’être décomplexée pour instaurer un régime qui chaque jour montre à quel point la réaction bourgeoise est prête à tout pour détruire la plus simple expression sociale, nous oblige à nous réapproprier ne serait-ce que ce simple droit à l’expression. Mais ce droit à l’expression, c’est aussi et surtout le droit à l’expression maximale des luttes et non un agencement autour du service minimum.

La construction de ce nouveau parti n’est pas audacieuse, elle relève d’une nécessité, elle est le fruit d’une demande, elle correspond à la réponse que nous devons apporter au Sarko-Medef. Face à la violence de cette droite, l’outil-parti proposé par Olivier Besancenot est aujourd’hui la réponse immédiate que nous pouvons apporter. A l’heure où la gauche institutionnelle ne semble envisager que l’échéance de 2012, ce sont des milliers de travailleurs, de chômeurs, de sans qui subissent au quotidien la peur du lendemain. C’est aujourd’hui leur parti qu’ils construisent dans les comités d’initative pour mener une lutte radicale contre le capitalisme sous toutes ses formes et construire ensemble les bases de la transformation radicale de la société.

IV- LE NPA ET LES AUTRES ORGANISATIONS.

Hormis (et sous réserve encore de discussions) la Fraction et Alternative libertaire, l’appel pour le NPA n’a pas rencontré d’échos susceptibles, pour l’instant, de nous faire espérer une quelconque adhésion organisationnelle à notre parti. C’est un constat national. Ça ne marche pas par le haut, faisons par le bas, et force est de constater que cela fonctionne, militants syndicalistes, déçus de la gauche traditionnelle ainsi que tous ceux qui pour la première fois se reconnaissent dans un discours qui ne les trompe pas, rejoignent les comités et s’y retrouvent sans avoir à masquer leurs différences. Nous sommes sur le terrain des convergences pour mener un combat commun, émancipateur, pour partager la richesse de nos pratiques militantes, partis, syndicats, associations et individuelles. Nous sommes aujourd’hui présents dans le parti, nous avons rendez-vous avec notre propre histoire. “Nous voulons un parti qui représente le peuple, tant au niveau des urnes que dans les luttes à mener dans la rue, un parti de propositions, innovateur.” (Christophe). “Cocufiés par la gauche depuis au moins Mitterrand, nous devons être les acteurs de la construction du NPA.” (Victor). “Nous devons sortir des références classiques du militantisme pour mieux être entendus par ceux qui n’ont pas ou peu d’expériences politique ou militante, se pose alors la question du vocabulaire que nous employons et qui souvent est incompréhensible ou interprété faussement.” (Emmanuelle). “Il faut un vrai langage de rassemblement, prenons pour exemple Porto Alegre.” (Victor). “Le vocabulaire doit être le reflet exact de propositions concrètes.” … “Certes cette déficience au niveau du langage et l’incompréhension qui en découle doit être comblée par des formations concernant l’histoire du mouvement ouvrier.” (Christophe).

V- LE NPA, UN PROGRAMME RÉVOLUTIONNAIRE.

“Ce parti ne peut être que révolutionnaire.” (Christophe). Si nous parlons d’une rupture radicale avec le capitalisme et d’une transformation non mois radicale de la société, c’est bien d’une révolution dont il s’agit. Le NPA n’a de raison d’être que s’il inscrit dans son programme cette transformation radicale et ouvre la voie de la perspective de la construction du socialisme. Nous savons de longue date que tout mouvement émancipateur est confronté à la bourgeoisie réactionnaire, nous avons conscience que le débouché n’est pas seulement le fruit du résultat des urnes mais aussi et surtout l’influence des luttes sociales dans les entreprises et les convergences qui donnent un sens historique à la réalité des masses. La rupture avec le capitalisme ne peut se faire que dans la perspective d’une réappropriation et d’une redéfinition du système de production. Rendre aux producteurs ce qui appartient aux producteurs.

VI- LE NPA ET L’ÉCOLOGIE.

Le débat sur l’écologie est central dans la critique sociale que nous devons mener. Aucun Grenelle de l’environnement ne saurait répondre à l’urgence à laquelle nous sommes confrontés concernant l’avenir, dit aussi crûment, de la planète. Le capitalisme est le principal responsable de la catastrophe écologique qui ne cesse de croître. Nous ne voyons pas comment les discours des gouvernants des différentes nations, la fin de non recevoir des Etats-Unis face à l’urgence d’une redéfinition de la production pourraient répondre à ce qui aujourd’hui devient crucial tout simplement pour “la vie sur Terre”. Nous pouvons dès lors parler d’une véritable criminalité de ceux, qui insatiables de profits, sont prèts à ruiner jusqu’au moindre recoin de la planète. “Il faut, dans un premier temps, un véritable rééquilibrage urbain-rural.” (Christophe). (Ce camarade se charge de rédiger un appel précisément sur la question rurale).

La question de l’écologie sera soumise à discussion lors de chaque réunion, à grande question, long débat.

VII- LE NPA ET L’INTERNATIONALISME.

Notre visée est internationaliste. Les expériences du passé nous montrent que seul le développement et l’intensification des combats fraternels avec les autres peuples sont une réponse au capitalisme qui lui n’a pas de frontière. La LCR, initiatrice du projet NPA devenu réalité, est la section française de la IVe Internationale. Dans la perspective de la construction du NPA, nous ne pouvons prétendre à l’adhésion de ce parti à la IV. Reste que les camarades qui mènent un travail militant depuis de nombreuses années dans l’Internationale doivent pouvoir continuer leur activité en son sein. Toutefois, l’Internationale aura à prendre en compte rapidement la nouvelle donne et sûrement orienter son évolution vers une Ve Internationale qui intégrera les nouveaux enjeux, les nouvelles orientations. Cette question, comme beaucoup d’autres, reste ouverte, elle fera nécessairement l’objet de nombreux débats à venir.

VIII- COTISATIONS, ADHÉSIONS AU COMITÉ NIVERNAIS.

Nous avons décidé d’inscrire à l’ordre du jour l’adhésion au comité d’initiative. La cotisation s’élève à 7 € mensuel. D’ores et déjà nous pouvons compter sur 6 adhésions LCR et 4 adhésions “sans parti”.
 
La prochaine réunion aura lieu le 21 juin à Nevers.
 
Marie et Thierry

18 mai 2008

Compte-rendu de la réunion du 17 mai 2008

 
CINQUIEME RÉUNION NEVERS
17 MAI 2008
 

Nb. participants : 14 dont 5 LCR.

Compte rendu de la manifestation du 15 mai
A noter la présence de 2 lycéens qui sont intervenus pour rendre compte des tentatives de blocage sur Nevers.
Vif intérêt de leur part pour notre appel NPA.
Nous avons évoqué la mise en place d’un comité lycéen.
Un appel local pour le NPA-Nevers lycéens devrait être rédigé.

Questions récurrentes :
Nous voulons un parti de tendances, qu’est-ce qu’une tendance ?
Différence entre tendance et fraction, qu’est-ce qu’une fraction ?
Qui peut adhérer au NPA ?
Le NPA est dans sa phase préconstituante, l’ouverture est donc large aux diverses sensibilités antilibérales, anticapitalistes et révolutionnaires.
Intervention (longue) d’une membre des MJS :
— Le MJS est plus à gauche que le PS.
— Le MJS peut-il participer à la construction du NPA ?
— Les membres du MJS pourront-ils adhérer au NPA constitué tout en restant membres actifs de leur mouvement ?
— Pourquoi ne pas discuter avec le courant de “gauche” fabusien puisqu’il a appelé à voter “non” pour le TCE ?
Autant de questions auxquelles nous avons répondu à la cantonade en réexpliquant notre position par rapport au PS. Il semble que cela ne soit pas encore bien compris. Nous sommes tout à fait disposés à reprendre l’ensemble des arguments déterminant notre position politique et stratégique, à réexpliquer les raisons de notre volonté d’indépendance.

Le NPA, un parti de militants, un parti d’adhérents ? De part sa constitution même, il sera les deux, tout en mettant l’accent sur le fait qu’il s’agit d’un parti-outil que les travailleurs doivent s’approprier pour mener un combat anticapitaliste.

Le nom du parti :
La confusion historique entretenue sur les termes “communistes” et “révolutionnaires” ne laisse guère de place à la dénonciation de ce que fut en réalité le phénomène bureaucratique, nous n’échappons pas à l’amalgame qui renvoie la construction du socialisme et la visée communiste à l’expérience désastreuse du “socialisme réel” dans les pays de l’Est.
Traduction d’un besoin évident de formation sur cette question, notamment.

Le NPA aujourd’hui et sa volonté unitaire. Nous sommes présents dans les luttes et réaffirmons notre volonté de convergences avec toutes celles et tous ceux qui sont déterminés dans leur combat contre la politique désastreuse du Sarko-Medef.

Constats :
— Il faut un nouveau parti pour les travailleurs et tous ceux qui se sentent trahis, isolés, les “sans”.
— L’expérience nous montre que nous n’avons pas réussi à construire par le haut, nous allons donc rassembler par le bas.
— Les partis actuels de gauche ne répondent pas aux exigences sociales urgentes.
— C’est à nous de construire notre parti en éliminant toute tentative de récupération élitiste.

Conclusion :

Dans l’ensemble, nous pouvons dire que cette nouvelle réunion à Nevers fut riche de sa diversité. Tous les points soulevés sont dignes d’intérêt et nous allons continuer à travailler à l’éclaircissement de certaines zones d’ombres.

Prochaine réunion le 31 mai avec un ordre du jour plus serré. Rédaction collective d’un nouvel appel local.

Les délégués du comité NPA 58

Marie et Thierry

13 mai 2008

Compte-rendu de la réunion du 26 avril 2008

 
QUATRIEME RÉUNION NEVERS
26 AVRIL 2008
 

Nb. participants : 7 dont 6 LCR (Lydie, Patrice, Bruno, Fabrice, Clément, Thierry, Marie-Thérèse)

Désignation du secrétariat :
Marie-Thérèse (NPA) Thierry (LCR)

(Secrétariat qui pourra évoluer au fil des nouvelles adhésions.)

Présentation du NPA par Patrice.

Question posée : le NPA est il un parti ou un mouvement ?

Réponse : le NPA est un parti avec une ligne politique claire communiste et révolutionnaire, indépendant des partis institutionnels !

Ce doit être un parti de militants, des formations seront à prévoir.

Le comité doit s'élargir, nous devons rentrer en contact avec des personnes venant de différents milieux (associatif, syndical et politique).

Le comité devra être présent sur les luttes sociales, sur le terrain !

Question : qui financera les activités du NPA ?

Réponse : C’est la section LCR de la Nièvre qui se chargera du financement en attendant mieux.

Présentation du blog anticapitalistes58.

La date d'une nouvelle réunion à prévoir le plus rapidement possible et trouver une salle adéquate !
Probablement le 17 mai 2008. 

15 avril 2008

Comptes-rendus des trois premières réunions dans la Nièvre

 
PREMIERE REUNION NEVERS 1er MARS 2008
 

Nb. participants : 3 (2 LCR, 1 contact).
Présentation de l’Appel national.
Discussion : un parti de tendances, indépendance par rapport au PS, une gauche de la gauche qui ne se soumet pas aux oukazes des partis institutionnels.
Diffusion de tracts pour la construction du NPA au centre-ville de Nevers, diffusion animée rapport à la campagne pour les élections municipales (notre position par rapport au PS).

 
DEUXIEME REUNION NEVERS 15 MARS 2008

 

Nb. participants : 7 (4 LCR, 3 contacts, dont un contact absent excusé).
Présentation de l’Appel national.
Discussion : insistance de la part de la majorité présente de la nécessité d’un parti révolution-naire. Question : qu’est-ce qu’un parti révolutionnaire ? Le positionnement du parti dans les luttes sociales, des luttes sociales à la lutte des classes.
Évocation des luttes en cours dans la Nièvre (Henkel, la clinique du Nohain [liquidation judiciaire], Usine FOG, IMP Imprimerie), localisation Cosne-sur-Loire.
Nota : le jour même, 3 adhésions à la LCR, 1 cheminot SUD-Rail, 1 menuisier, une professeur(e).

 
TROISIEME REUNION
COSNE-SUR-LOIRE 5 AVRIL 2008
Salle du Château, (Musée du Facteur !)
 
 
Nb. participants : 8 (6 LCR [dont un absent LCR excusé], une déléguée CGT [clinique du Nohain], un contact).
Présentation de l’Appel national.
Présentation de la situation politique générale.
Discussion :
Situation politique de l’Europe, le traité de Lisbonne.
Résistance populaire à la politique de Sarkozy, débat sur résistance/offensive.
Allégeance des directions syndicales et des partis institutionnels au libéralisme, les masses le vivent comme une trahison.
Il faut un véritable parti pour la réappropriation des luttes (constat, les travailleurs sont dépossédés de leurs propres luttes).
Long exposé sur la situation sociale locale (Cosne-sur-Loire). La clinique du Nohain en danger, les répercussions sur la population locale bientôt privée d’unités de soins adéquates. Danger pour les femmes enceintes qui devront accoucher à Nevers ou Auxerre (entre une heure et une heure et demi de route). Appel de la déléguée CGT à intervenir dans le cadre d’une mobilisation citoyenne.
Intervention d’un élu du PCF dans le cadre de la réunion, invectives contre la LCR qui ne serait que dans la représentation et se refuserait à tremper les mains dans le camboui (le camboui, c’est sûrement le PS !). Le malheureux a gentiment été éconduit par une argumentation laconique mais claire pour tout le monde.
La réunion s’est achevée par un rassemblement devant la mairie lors d’une dénonciation de la répression contre les Tibétains.