21 avril 2008
Appel local de la Nièvre pour le nouveau parti anticapitaliste
APPEL DU COMITÉ D’INITIATIVE DE LA NIÈVRE
POUR UN NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE
POUR UN NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE
Les luttes sociales sont au rendez-vous. Pourtant chacun constate que l’enlisement dans les négociations catégorielles et le manque de convergences réduisent l’impact de celles-ci à des embrasements sporadiques impuissants à rassembler, à créer une véritable dynamique de front des mobilisations.
La bourgeoisie et son gouvernement actionnaire du Medef ne s’y trompe pas. Serait-ce seulement le bruit sourd et peu reluisant du vieil adage “diviser pour mieux régner” qui annoncerait les desseins du pouvoir ? Non, la réalité dépasse cette vieille incantation des dirigeants et autres princes du CAC 40. En fait, les raisons pourraient être multiples s’il en était une qui effraie la bourgeoisie plus que les autres. Et cette raison n’est autre que son impuissance à dépasser ses propres contradictions. Nous l’avons vu avec le discours du vainqueur Sarkozy lors de la campagne présidentielle, lorsqu’il se présentait comme le super président du pouvoir d’achat, le grand prélat de la justice sociale remisée à la vieille morale éculée de la valeur travail, l’incontournable “travailler plus pour gagner plus”.
Du discours sécuritaire au discours autoritaire, il n’y a qu’un pas et s’il y a discordance, c’est toujours le même clavier qui joue. Mais voyons, plus d’équité, plus de dialogue, plus d’ouverture avec une gauche molle qui ne trouve plus ni Jean Jaurès ni Guy Moquêt, Sarko, lui, sait, il est le garant d’une France souveraine débarrassée de son histoire, d’une France nettoyée de sa colère sociale, à la poubelle Mai 68, dans les vitrines asceptisées la Résistance et le CNR, au diable les crabes qui s’agitent encore à la gauche de la gauche ! Sarko ne mollit pas et il cite sans guillemets la parole orwellienne : “Le mensonge, c’est la vérité”, “la liberté, c’est l’esclavage”, etc.
Autant de promesses pour un cap à maintenir, toujours le même, celui du “encore plus de profits”, “encore plus d’inégalités et d’humiliations pour ceux qui n’ont déjà plus rien”. Infatigable dans l’effet de proclamation lorsqu’il s’agit de jouer les linguistes et rendre perfectible le langage. Et oui, sinistres imbéciles qui voient une politique de rigueur s’appliquant aux plus démunis lorsqu’il est question de réformer pour plus d’équité !
Et tout cela va bon train depuis que Sarko a emménagé à l’Élysée, on ne ménage pas les ministrés et les ministrables, on réforme sans sourciller, pour le bien de tous : destruction des régimes de retraite, démantèlement des services de santé, franchises médicales, déremboursement de certains médicaments avec pour mission “le regroupement dans la seringue”, liquidation du service public, compression des tribunaux pour une nouvelle carte judiciaire (pour quelle justice ?), instauration des lois raciales Hortefeux, destruction systématique des acquis du mouvement ouvrier, et tout cela, bien sûr, au nom de la modernisation, mais tout cela, naturellement, au nom du capitalisme, ce cancer de l’humanité avec ses métastases libérales.
Urgence, oui, conscience de l’urgence lorsque les salarié(e)s de centaines d’entreprises et d’usines décident de la grève alors que le Sarko-Medef écrase, mutile, humilie quotidiennement. Pauvres encore plus pauvres, riches encore plus riches, l’inflation n’est pas seulement économique, elle est aussi dans le langage !
Nous sommes riches de nos luttes et partout le mouvement d’ensemble est à la recherche de l’unité, politisons la révolte, luttons contre la séparation, devenons maître de nos revendications en dynamisant le processus de convergence des luttes. C’est un autre monde que nous voulons, une autre société, c’est la volonté d’une transformation radicale des conditions de vie qui nous anime.
Nous sommes riches de nos luttes et partout le mouvement d’ensemble est à la recherche de l’unité, politisons la révolte, luttons contre la séparation, devenons maître de nos revendications en dynamisant le processus de convergence des luttes. C’est un autre monde que nous voulons, une autre société, c’est la volonté d’une transformation radicale des conditions de vie qui nous anime.
Nous lançons un appel à toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas, qui se battent au quotidien, nous interpellons les militants syndicaux, les femmes et les hommes de gauche déçus par les reptations molles de la gauche institutionnelle à nous rejoindre dans les comités anticapitalistes pour porter toujours plus haut nos luttes, notre combat. Sur la base de ces luttes, de ce combat, nous allons construire le nouveau parti anticapitaliste dont nous avons besoin, le parti-outil porteur de notre volonté émancipatrice.
Fédérons-nous à la base pour mettre en place les convergences qui seules, par la réappropriation de nos luttes, nous permettront de renverser le capitalisme, de rendre aux producteurs ce qui leur revient : le fruit de leur travail par l’abolition de la propriété privée des moyens de production.
Fédérons-nous à la base pour mettre en place les convergences qui seules, par la réappropriation de nos luttes, nous permettront de renverser le capitalisme, de rendre aux producteurs ce qui leur revient : le fruit de leur travail par l’abolition de la propriété privée des moyens de production.
CE COMBAT EST LE NÔTRE, NOUS DEVONS LE MENER DANS L’UNITÉ AUTOUR DU PROJET DE CONSTRUCTION D’UN PARTI ANTICAPITALISTE RÉVOLUTIONNAIRE, INTERNATIONALISTE, DÉMOCRATIQUE, ÉCOLOGISTE, FÉMINISTE, POUR LA CONSTRUCTION DU SOCIALISME, DE LA SOCIÉTÉ SANS CLASSES.
Premiers signataires de l’appel
Thierry Demay, LCR
Marie-Thérèse Lepage, CGT
Amandine Sambourg, LCR
Clément Werner, LCR
Patrice Corbin, LCR
Fabrice Vales, LCR
Lydie Lorssery, LCR
Courriel : anticapitalistes58@gmail.com
Site : http://anticapitalistesnievre.hautetfort.com
Téléchargez l'appel, faites-le circuler, signez-le !
15:52 Publié dans APPEL POUR LE NPA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : appel nièvre nouveau parti anticapitaliste, comité d'initiative npa nevers, cosne-sur-loire










