juin 30, 2009

André Fichaut est décédé

ANDRÉ FICHAUT

1928-2009
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Une figure du mouvement ouvrier Brestois, l'un des plus anciens militants de la IVe Internationale à laquelle il avait adhéré en 1947 — une période où il n'était pas facile d'être anti-stalinien — notre ami et camarade André Fichaut vient de nous quitter ce lundi 29 juin 2009.

Jusqu'au bout, il est resté fidèle à ses convictions qu'un autre monde était possible et que cela passait nécessairement par la révolution socialiste mondiale.
Il avait retracé son parcours militant dans un livre Sur le pont, souvenir d'un ouvrier trotskyste breton, préfacé par Alain Krivine, édition Syllepse) en 2003.
Militant de tous les combats sociaux, internationalistes, syndicaliste CGT, militant contre le racisme, contre le nucléaire (bien que travaillant à EDF), soutenant Solidarnosc, fondateur d'AC sur Brest,... partisan du regroupement qui donna « Tous ensemble à gauche », c'est tout naturellement qu'il rejoignit le NPA lors de l'autodissolution de la LCR.
À 81 ans, Dédé Fichaut continuait à suivre les débats politiques sur Internet et par courriels.
Gravement malade du cœur, il avait eu une leucémie dont il s'était guéri, mais été resté affaibli.
Il reste pour les générations à venir un exemple d'opiniâtreté et de détermination que rien n'entamait, ferme sur les principes, toujours ouvert à la discussion.
Nos pensées vont pour sa femme Annie, ses enfants Michèle et Bernard, ses petits-enfants qu'il adorait.

Nous rendrons hommage à notre camarade jeudi 2 juillet à 16 h 30 au Funérarium de Brest, 345 Zone du Vern à Brest.
Un pot sera organisé après cette hommage.

Pour envoyer un mot à la famille de Dédé :
Annie Fichaut, 24, boulevard Mouchotte 29200 Brest

Pour le NPA Brest, André Garçon 06 76 60 48 38

La Fédération du NPA de la Niévre 58 s'associe à la douleur de la famille d'André, à la tristesse de ses camarades du NPA Brest et garde en mémoire celui qui, pour nous, resta sur le pont jusqu'au bout.

Pour la Fédération de la Nièvre
Nicolas Merchiez

juin 29, 2009

Première université d'été du NPA

PREMIÈRE UNIVERSITÉ D'ÉTÉ

DU NPA

DU 23 AU 26 AOÛT 2009

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La CGT joue les gros bras contre les sans-papiers

UNITÉ POUR LA RÉGULARISATION

DE TOUS LES SANS-PAPIERS.


L'union syndicale de la CGT Paris a organisé le mercredi 24 juin — de surcroît avec des méthodes brutales — l'évacuation de sans-papiers qui occupaient la Bourse du travail de Paris.

Au moment où l'expulseur de sans-papiers Brice Hortefeux arrive au ministère de l'Intérieur, cette décision de la CGT n'est pas acceptable. Depuis un an, suite à la décision de sans-papiers d'occuper la Bourse du travail, un débat existait sur l'opportunité et le bien-fondé d'une telle occupation.

Dans l'ensemble, les militants du NPA considérant qu'une telle occupation, qui entravait le fonctionnement du mouvement syndical, ne pouvait pas leur permettre de construire un rapport de force avec le gouvernement et la préfecture afin d'obtenir leur régularisation.

Si le NPA n'a pas soutenu cette occupation, en aucun cas le problème ne pouvait être résolu de la sorte. Le conflit qui opposait la CGT à la Coordination des sans-papiers de Paris n'a fait qu'affaiblir le mouvement unitaire nécessaire à la construction d'un rapport de force face au gouvernement et au patronat qui sont les vrais responsables de la situation désastreuse dans laquelle se trouvent les sans-papiers.

Il est urgent aujourd'hui de reconstruire l'unité des organisations antiracistes, de défense des droits de l'homme et des immigrés, associatives, syndicales et politiques et de cibler les véritables responsables, l'adversaire commun : le gouvernemet Fillon et sa politique anti-immigrés.

Le NPA appelle l'ensemble des organisations soutenant la cause des sans-papiers à se réunir pour trouver enfin une issue positive à ce conflit et continuer ensemble la lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers.


Communiqué du NPA.
Le 25 juin 2009.

Le NPA soutient le peuple iranien.

Avec la population et les travailleurs d'Iran

AVEC LA POPULATION

ET LES TRAVAILLEURS D’IRAN

Depuis le 13 juin, au lendemain de l’élection présidentielle truquée, des millions d’Iraniens descendent dans la rue aux cris de « À bas la dictature ». La répression féroce a déjà fait des dizaines si ce n’est des centaines de morts. Les jeunes, les femmes, les habitants des quartiers populaires qui forment le gros des manifestants sont maintenant rejoints par le mouvement syndical.

L’Union des travailleurs des autobus a déclaré sa solidarité, en affirmant : « tant que le principe de la liberté d’organisation et d’élection ne sera pas appliqué, tout discours sur la libération sociale et les droits des travailleurs ne sera qu’une farce. » Les ouvriers d’Iran Khodro, premier constructeur automobile du pays (60 000 salariés), ont engagé un mouvement de grève en ajoutant aux revendications de la rue l’augmentation des salaires et le droit de grève.

Pour les libertés démocratiques et

les revendications du monde du travail

L’aspiration de la société à lever la chape de plomb étouffante du régime des mollahs et à en finir avec la répression quotidienne contre la jeunesse et les femmes qui luttent pour leurs droits se mêle de plus en plus aux revendications propres des travailleurs qui, en Iran aussi, refusent de faire les frais de la crise. L’idée de la grève générale se répand, les possédants et les profiteurs commencent à redouter le spectre d’une nouvelle révolution.

La démagogie criminelle d’Ahmadinejad et de son tuteur, le « guide suprême » Khamenei, qui prétendent représenter les « déshérités » en s’opposant à l’impérialisme des puissances occidentales, ne doit pas faire illusion. Mais Moussavi, le « réformateur », n’est pas beaucoup plus fréquentable. Il avait été le Premier ministre de la République islamique entre 1981 et 1989, à l’époque où des dizaines de milliers d’opposants, en particulier militants ouvriers et de gauche, des droits des femmes et des minorités nationales, avaient été massacrés dans les geôles du régime.

Face aux difficultés économiques croissantes, la corruption et le népotisme sont devenus de plus en plus insupportables, ce qui a exacerbé la concurrence entre les clans rivaux du régime, jusqu’à ouvrir une crise au sommet de l’État. Les travailleurs et le peuple se sont engouffrés dans la brèche. Et même une élection non démocratique a alors échappé à tout contrôle.

Leur lutte est la nôtre !

C’est aux femmes, aux travailleurs et à la jeunesse, à tous les manifestants qui défient la répression en n’hésitant pas à risquer leurs vies, que va tout notre soutien.

Le 26 juin, dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les ouvriers d’Iran, les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, UNSA, Solidaires) participeront à un rassemblement devant l’ambassade iranienne à Paris (12 h 30), pour exiger notamment la libération des travailleurs emprisonnés pour avoir manifesté le 1er Mai à Téhéran.

Le NPA, qui soutient naturellement ce rassemblement, appelle à développer dans les entreprises, villes et quartiers le maximum d’initiatives en solidarité avec la lutte du peuple iranien, pour le renversement de la dictature, pour la liberté et les droits des travailleurs.

Le 22 juin 2009