18.07.2008

Troisième contribution Victor

 
 
CONTRIBUTION DE VICTOR
 
 
Dans une société basée sur l’exploitation et la servitude, la nature humaine se dégrade jusqu’à l’étouffement du sentiment de refus. La peur, le découragement et la sensation d’isolement l’emportent. La plupart des hommes n’ont alors plus assez de clairvoyance en eux-mêmes pour se dresser contre leurs bourreaux.
 
Frères humains, exploités, bâillonnés, bafoués, il n’y a que le NOMBRE qui puisse nous sortir de là. Le nombre pour constituer non une horde mais une force, un outil de revendication puis de (re)construction de la société. Cet outil, c’est un parti, pour AGIR - Comment ? – en se rassemblant pour discuter et construire. Un parti pour œuvrer ensemble et non pas pour servir les idées d’une « élite » qui saurait tout à notre place (car nous savons très bien ce que nous voulons : cesser d’être exploités). Agir au niveau du pays et du continent européen, voire internationalement en faisant alliance. Se donner la chance d’être maîtres de nos destins.
 
Nous, les exploités (compris les abstentionnistes, les hésitants, sympathisants, utopistes, déçus, solitaires et incrédules) qui sommes le plus grand nombre et que le système en place divise et isole, si nous nous levons pour constituer un large groupe, c’est nous qui établirons l’ordre économique et social, c’est nous qui respecterons la liberté, l’égalité et la fraternité, nous seuls. Cela se fera sans drame ni effusion car le nombre imposera sa légitimité. Alors, levons-nous et entraînons notre entourage. Parlons, exhortons autour de nous. Nos petites différences de vue ne sont rien (et surmontables) au regard de l’urgence dans laquelle nous nous trouvons.
 
Car il ne s’agit pas seulement de déposer les tyrans mais d’inventer entre nous, par la concentration et la concertation, une société juste et respectueuse. Il s’agit d’un socialisme du XXIe siècle qui aura tiré les leçons du passé et qui a compris que le capitalisme porte en lui sa propre destruction.
 
Cette vision et cette force, nous les avons. Nous sommes capables de sursauter car nous voyons bien que nous sommes au creux de la vague et que c’est le MOMENT.
 
Alors, au travail ! Chacun sa part selon ses aptitudes car pouvoir agir…, c’est devoir agir. Le repli égoïste n’est rien d’autre qu’une automutilation et la vie, la vraie vie, est partage. Nous savons, instinctivement, qu’être, c’est être AVEC.

Toujours le même refrain ? Oui, tant qu’il n’y aura pas assez de conscience ni assez de NOMBRE.

Victor

15.07.2008

10 heures pour le NPA avec Olivier Besancenot

Fraction L'Etincelle : un programme immédiat

 
TRACT DIFFUSÉ À
LA FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE
À PROPOS DE LA SUSPENSION
DE LA FRACTION DE LO

UN PROGRAMME IMMÉDIAT
 

La situation sociale et politique suggère sérieusement un nouveau mai… 2008. 40 ans après, et 2 millions de chômeurs et 6 millions de précaires plus tard, une bourrasque révolutionnaire serait parfaitement d’actualité. Plus âpre et plus profonde qu’en 68 cette fois. En tout cas, on ressent le même ras-le-bol politique et social, et pas seulement en France. D’ailleurs, comme en 1967 relèvent les commentateurs, on assiste à des signes précurseurs « inquiétants » : un regain des grèves pour les salaires, y compris chez les catégories les plus exploitées et les moins protégées ; encore et toujours des lycéens dans la rue ; des travailleurs sans-papiers qui relèvent la tête… Et une radicalisation des sentiments populaires, sans que cela profite, pour cette fois, à l’extrême droite. Il n’est pas au pouvoir des minorités révolutionnaires de déclencher des événements révolutionnaires. Ni même le plus souvent de les pressentir ou de les prévoir. Cela dit, certaines choses ont changé depuis 1968. Les organisations comme LO et la LCR, et dans leur sillage tous ceux qui se réclament de l’extrême gauche, ont acquis un crédit populaire (dans la même mesure où la gauche traditionnelle s’est discréditée) qui fait des révolutionnaires, au-delà de leurs désaccords, une force politique. Les luttes existent. Mais les appareils traditionnels du mouvement ouvrier s’acharnent à faire en sorte qu’elles restent localisées, dispersées, sectorielles… et forcément impuissantes. Il appartient aux révolutionnaires de militer pour une mobilisation de l’ensemble des salariés et de la jeunesse susceptible de mettre sérieusement en danger le pouvoir en place, pour un programme subversif à court terme qui redonnerait confiance, espoir et véritablement conscience de sa force au monde du travail. Un programme de coordination des luttes, de leur convergence et de leur généralisation. Un programme capable de transformer chaque épreuve de force locale en événement politique national. Bref, à faire en sorte que chaque gréviste, chaque manifestant, pour son salaire, son emploi, les effectifs de son usine ou sa branche, la régularisation de sa situation… sente qu’il fait partie d’une seule et même classe en train de passer à l’offensive.

4 juin 2008

29.06.2008

Première réunion de coordination des comités du NPA

Appel de la coordination nationale des comités...

 

LE NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE

EST EN MARCHE !

 

Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce. Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.

Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !

Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.

Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations. Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.

Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le XXIe siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.

EN AVANT !

Saint-Denis, le dimanche 29 juin 2008.